L'Essor

Les plongeurs de la Gendarmerie en action pour tenter de retrouver la trace de Magali Blandin

Les plongeurs de la Gendarmerie explorent la Meu (Photo: Twitter/@SamuelNora).

La Gendarmerie met en oeuvre d’importants moyens pour tenter de retrouver la trace de Magali Blandin, disparue à Montfort-sur-Meu, en Ille-et-Vilaine, depuis le mercredi 10 février. Une équipe de cinq plongeurs explore ainsi, depuis le 15 février, le fond et les bords de la Meu, la rivière qui traverse la commune.

Une mission rendue difficile par les fortes pluies de ces derniers jours

Equipés de leurs combinaisons de plongées ainsi que de deux pneumatiques servant à tirer le matériel durant leur progression, ces plongeurs des brigades fluviales et nautiques de Nantes et de Saint-Gilles-Croix-de-Vie progressent dans une eau qui n’excède pas les 5 degrés.

“On travaille exactement comme nos collègues gendarmes sur la terre ferme. On ratisse la rivière. C’est pour cela que l’on progresse en ligne. Un plongeur de chaque côté de la rivière et trois autres au milieu qui explorent le fond”, explique une des plongeuses, 18 ans d’expérience, à nos confrères de Ouest France.

Mais les fortes pluies de ces derniers jours compliquent leur mission. Le courant s’est accéléré sous l’effet de la montée du niveau de l’eau. Et ce sont des kilomètres de rivière qui doivent être arpentés pour tenter de retrouver des objets qui feraient avancer l’enquête. “Si on en trouve un, on ne se contente pas de le ramasser et de le remonter à la surface au risque de le lessiver​. C’est-à-dire d’effacer les indices qui pourraient se trouver dessus comme des empreintes digitales. Nous devons respecter tout un protocole pour les prélever”, précise un autre plongeur.  

Aucune hypothèse écartée

Pour l’instant les gendarmes n’écartent aucune hypothèse concernant la disparition cette mère de famille de quatre enfants, âgée de 42 ans. Notamment celle du suicide. Mais les indices manquent. Mardi, 150 habitants du secteur ont rejoint les 150 gendarmes et la quinzaine de membres de la protection civile pour une grande battue dans la campagne autour de Montfort-sur-Meu. La veille, les militaires avaient déployé un hélicoptère et des chiens renifleurs pour ratisser les cours d’eau et les fossés. Sans résultats probants pour l’instant.

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Magali Blandin réside à Montfort-sur-Meu depuis septembre dernier, après s’être séparée de son conjoint et avoir quitté le domicile conjugal. Elle exerce la profession d’éducatrice à Rennes, distante d’une trentaine de kilomètres. Elle a été vue pour la dernière fois sur la commune le mercredi 10 février. Son téléphone portable a été géolocalisé le jeudi 11 février. C’est une de ses collègues qui a déclenché l’alerte le lendemain. Les gendarmes ont immédiament lancé un avis de recherche et ouvert une enquête pour disparition inquiétante. 

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