vendredi , 18 juin 2021

Le GIGN à l'entraînement (Crédit photo: MG/L'Essor).
Le GIGN à l'entraînement (Crédit photo: MG/L'Essor).

Les gendarmes mobilisés sur un double meurtre dans le Gard, le GIGN en renfort (actualisé)

Une centaine de gendarmes du Gard sont actuellement à la recherche d’un homme soupçonné d’un double meurtre. Selon le procureur de la République d’Alès, le suspect, un salarié d’une scierie du village cévenol des Plantiers, a abattu son patron ainsi qu’un autre employé, ce mardi matin.

Le magistrat, François Schneider, a détaillé les faits. Tout commence vers 8h, lorsque l’homme arrive à l’entreprise. Il ne salue pas ses collègues, ce que son patron lui fait remarquer. En réponse, le suspect sort une arme de poing et ouvre le feu sur le chef d’entreprise de 55 ans, le tuant de plusieurs balles dans la tête. Un second employé qui se trouve à proximité tente de s’interposer. A nouveau, le tireur ouvre le feu et tue, d’une balle dans la tête, son collègue âgé d’une trentaine d’années.

Un troisième employé de la scierie prend alors la fuite. C’est lui qui réussira à donner l’alerte en prévenant les gendarmes à 8h09. Par la suite, le mis en cause a regagné son domicile avec sa voiture. D’après François Schneider, il aurait “récupéré une autre arme et serait reparti à pied dans la forêt”.

Le profil inquiétant du suspect

Le profil de l’homme en fuite, armé et dangereux, est particulièrement inquiétant. Âgé de 29 ans, il est licencié d’un club de tir. Il disposait à cet effet d’un permis de détention d’armes, dont le nombre et la nature n’ont pour le moment pas été précisés. Il était connu des services du parquet d’Alès pour avoir déposé plusieurs plaintes. Principalement à l’encontre de l’ancien maire de la commune et ses assistants. Il devait par ailleurs comparaitre prochainement pour atteinte à l’intimité de la vie privé dans une autre affaire.

Lire aussi: La radicalisation du tueur de Saint-Just, Frédérik Limol

Depuis quelques temps, son entourage avait par ailleurs souligné une évolution préoccupante de son attitude. Il faisait apparemment preuve d’un “comportement de type paranoïaque”, précise ainsi le procureur. Les investigations ont été confiée à la section de recherches de Nîmes.

Une opération d’envergure dans le Gard

Les habitants des environs ont été invités à se calfeutrer dans leurs domiciles. Dans la matinée, les autorités ont également invité les parents à venir chercher leurs enfants à l’école primaire du village. Sur place, outre les enquêteurs et membres de l’identification criminelle, près de 200 gendarmes quadrillent actuellement la zone. Une opération d’envergure divisée en trois grandes missions:

  • le bouclage de la zone avec le barrage des routes environnantes et la sécurisation des habitations de ce village du Gard qui compte 260 habitants;
  • la recherche et l’observation par les airs, avec notamment le survol des zones boisées par plusieurs hélicoptères des forces aériennes de la Gendarmerie;
  • les recherches au sol, menées par les hommes du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN), plusieurs pelotons de surveillance et d’intervention (Psig) de la région, des gendarmes mobiles envoyés en renfort, ainsi que des équipes cynophiles avec des chiens formés au pistage.

3 comments

  1. Plus de douze heures après la commission des faits comment expliquer que la presse en soit toujours à évoquer deux armes emportées par le tueur sans plus de précisions.
    Quelle forme de secret de l’enquête présiderait à ne pas divulguer ce qui peut être désormais une certitude sur l’identification de la seconde arme ?
    Pour sa sécurité la population ne mériterait elle pas d’en savoir plus ?

    • Bonjour,

      Je n’ai rien compris au message de hirondelle.
      Où est le problème ?
      Pourquoi la presse devrait-elle donner des précisions sur les armes ?
      C’est le Parquet et lui seul qui informe dans ce type d’affaire.Tout gendarme le sait.
      Par ailleurs,si la population de 300 habitants n’est pas rassurée par la présence de 200 gendarmes dont le GIGN de Versailles-Satory (et 7 hélicoptères),que faut-il d’autre(s) pour sa sécurité ?
      Halte à la paranoïa !

      • Bernard Mounier,maire de Les Plantiers (30) où les faits se sont déroulés,a adressé “un grand merci” aux gendarmes.
        Il a,lui…, parfaitement compris la nécessité du secret :
        “Aujourd’hui,je suis devenu un témoin privilégié,puisque j’ai assisté à tous les briefings.J’étais informé en permanence,je voyais comment ils travaillaient.Bien sûr,il y avait des secrets du terrain et de l’opérationnel.”
        Monsieur le Maire a également été rassuré par la présence des gendarmes :
        “je crois honnêtement que sans eux,on aurait été perdus.On ne pouvait rien faire.”
        CQFD.

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