jeudi 24 septembre 2020
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Un smartphone équipé de l'application Snapchat (Crédit photo: Pxhere).

Les gendarmes bretons mettent fin à un réseau de vente en ligne de cannabis

Il voulait disrupter le marché de la drogue breton. Le principal mis en cause d’un réseau de vente en ligne de cannabis vient d’écoper d’une peine de sept ans de prison.

A l’issue d’une belle enquête des gendarmes, le tribunal correctionnel de Rennes a condamné logiquement Norr-Eddine B. vendredi 24 juillet. Un client déjà connu: il avait été jugé en 2015 pour avoir dealé de la cocaïne. Pour la justice rennaise, il est aujourd’hui coupable des chefs de trafic de stupéfiants en récidive et de participation à une association de malfaiteurs. La condamnation clôture les investigations des gendarmes bretons de la section de recherches de Rennes. Saisis en mai dans le cadre de cette enquête préliminaire, les enquêteurs se sont intéressés de près à un réseau numérique de vente de cannabis. L’enquête, d’initiative, est à mettre au crédit des gendarmes bretons qui ont fait un “travail d’investigation de qualité”, souligne-t-on à Rennes.

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Nom de code: Uber shit

Si la vente en ligne de cannabis n’est pas nouvelle, le confinement lui a donné des couleurs supplémentaires. Bien souvent, la pandémie a coupé les liens entre vendeurs et les acheteurs. Résultat? Pour prendre le leadership sur le marché de la drogue breton, le mis en cause a décidé de lancer sa propre start-up. Des opérations commencées, selon les gendarmes, au moment du déconfinement. Norr-Eddine visait d’abord les départements bretons. Puis, signe de son ambition grandissante, les Pays-de-la-Loire.

Selon Ouest-France, le dealer breton utilisait la messagerie sécurisée Telegram et le réseau social Snapchat pour proposer ses services. Les pseudos utilisés ne laissent pas l’ombre d’un doute sur les intentions. “Uber shit 22”, ou encore “Uber shit 29”, deux numéros de départements bretons, étaient marquetés pour attirer les consommateurs de cannabis. La justice estime qu’il avait, avec son réseau, entre 300 et 400 clients.

“Il contrôlait les activités de ses associés qui développaient progressivement leur clientèle, lui permettant d’écouler plusieurs dizaines de kilos de stupéfiant chaque mois, indique le parquet de Rennes dans un communiqué. Au total, cette organisation satisfaisait plusieurs centaines de clients, générant un chiffre d’affaire mensuel minimal de 100.000 euros.” 

Le 20 juillet, c’est le top action. Les gendarmes de l’antenne nantaise du GIGN et 40 militaires des Côtes-d’Armor et d’Ille-et-Vilaine interpellent la fine équipe de vente en ligne de drogue. Le principal mis en cause est arrêté devant un supermarché Leclerc de Lamballe. En tout, les gendarmes interpellent cinq personnes et saisissent six kilos de cannabis.  Trois d’entre eux dorment désormais également en prison. La justice les a condamné à des peines de deux d’emprisonnement dont un an avec sursis. Enfin, la cinquième personne mis en cause est la compagne du chef de réseau. La justice l’a condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis.

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