jeudi 18 avril 2019
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Capture d'écran de la fraude au faux support technique (Crédit photo:Gendarmerie nationale).
Capture d'écran de la fraude au faux support technique (Crédit photo:Gendarmerie nationale).

Les cybergendarmes débusquent une escroquerie informatique d’ampleur

Le palais de justice de Paris (Crédit photo: GT/L’Essor).

Trois chefs d’entreprise lyonnais ont été mis en examen, ce jeudi 31 janvier, dans le cadre d’une affaire d’escroquerie informatique suivie par les cybergendarmes du centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N). Interpellés dans le Rhône, ces trois hommes sont suspectés d’escroquerie et de blanchiment en bande organisée.

Aujourd’hui entre les mains d’un juge d’instruction, cette belle affaire de cybercriminalité était suivie depuis mars 2018 par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris. Repérée par la plateforme Cybermalveillance, qui avait alors transmis le signalement aux cyber-gendarmes et préparé une fiche de prévention, elle aurait fait près de 8.000 victimes. Le préjudice s’annonce impressionnant: la justice a d’ores et déjà saisi près de 1,9 millions d’euros.

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Des virements entre 200 et 500 euros

Le mode opératoire des suspects a été décortiqué sous toutes les coutures par les enquêteurs du C3N. En naviguant sur internet, les victimes voyaient apparaître une fenêtre d’alerte bloquant leur ordinateur. Elles étaient alors invitées à contacter un numéro s’affichant à l’écran et étaient mises en relation avec un pseudo-technicien. “Celui-ci, après une phase de mise en confiance, intervient en prenant le contrôle de l’ordinateur à distance”, explique dans un communiqué le parquet du tribunal de grande instance de Paris.

Une intervention suspecte pour la justice, qui y voit plusieurs délits: l’accès, le maintien frauduleux, l’introduction frauduleuse et l’entrave au fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données. Les suspects encourent une peine de cinq ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende pour ces chefs d’accusation.

Jean-Dominique Nollet, le chef du C3N (Crédit photo: GT/L'Essor).
Jean-Dominique Nollet, le chef du C3N (Crédit photo: GT/L’Essor).

A l’issue de son intervention, l’individu réclame, le règlement par virement ou par carte bancaire, d’une somme généralement comprise entre 200 et 500 euros”, poursuit le parquet. En retour de ce paiement, les victimes reçoivent une facture. Pourtant, explique Jean-Dominique Nollet, le chef du C3N à France Inter, “il suffisait en fait d’éteindre son ordinateur et le rallumer” pour mettre fin au message d’alerte. “C’est un système qui faisait peur et obligeait ceux qui naviguaient sur internet à appeler aussitôt”, analyse-t-il.

Lire aussi sur L’Essor: Comment les gendarmes font face à une cybercriminalité toujours plus massive

Cette fraude émergente était dans l’œil des cyber-gendarmes depuis plus d’un an. En janvier 2018, le C3N avait ainsi détaillé devant la presse l’utilisation de son nouvel outil de collecte et d’analyse du renseignement. Ce dernier doit lui permettre d’identifier des phénomènes et des modes opératoires criminels comme celui, mentionné alors, du faux support technique.

Gabriel Thierry

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2 Commentaires

  1. FACHE

    Si on a été victime et si on a porté plainte, peut-on avoir réparation du préjudice?

  2. J ai moi meme ete la victime de cette escroquerie !Que peut on faire a ce jour a ce sujet ?

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