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Le général Rodriguez veut professionnaliser les Psig

Photo d'illustration - Déploiement opérationnel d'un PSIG (Crédit photo : Jean-Pierre Amet/L'Essor)

Photo d'illustration - Déploiement opérationnel d'un PSIG (Crédit photo : Jean-Pierre Amet/L'Essor)

Professionnalisation, renforcement de la protection et de l’armement: le directeur de l’Arme le général Christian Rodriguez lance le chantier de rénovation des pelotons de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie (Psig) après le drame de Saint-Just fin décembre.

Cette annonce fait suite aux réflexions de la cellule nationale de retour d’expérience, entamées quelques jours après le 23 décembre 2020. Ce soir là, à Saint-Just (Puy-de-Dôme), les gendarmes portaient secours à une femme victime des violences de son mari. Celui-ci avait alors tiré au fusil d’assaut sur les gendarmes. Trois d’entre-eux avaient trouvé la mort. Parmi eux, le brigadier Arno Mavel, 21 ans, gendarme adjoint volontaire au Peloton de surveillance et d’intervention de gendarmerie d’Ambert.

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400 Psig, dont 147 Psig-Sabre

Le DG vient de donner une interview à l’association professionnelle nationale de militaires (APNM) Gendarmes et citoyens. Il explique que l’organisation des Psig et leur implantation locale constitue un “axe de travail majeur”. Il y a actuellement quelque 400 pelotons de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie, dont 157 Psig-Sabre. Ils comptent en moyenne 12 à 16 personnels chacun. Cinq compagnies ne disposent pas de peloton de surveillance et d’intervention.

Pour professionnaliser les Psig, le général Rodriguez annonce qu’il va remplacer “progressivement” les 2.900 gendarmes adjoints volontaires (GAV) par des sous-officiers. Il entend par ailleurs améliorer “par étapes” la protection des personnels de ces unités. D’ici là, une nouvelle housse tactique modulaire 3 en 1 “sera prochainement déployée au sein des Psig en primo-dotation”. Cet équipement remplit à la fois la fonction de gilet tactique, de housse de gilet pare-balles à port discret et de porte-plaques (gilet lourd). Il y a également besoin, a dit le directeur général, de renforcer l’armement des Psig à l’image de celui des Psig-Sabre.

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Solliciter l’expertise de l’armée de Terre

Le directeur général veut aussi “rénover” la formation tactique des gendarmes des Psig. Notamment en sollicitant l’expertise de l’armée de Terre en matière d’engagement tactique sous le feu. A Saint-Just les premiers gendarmes intervenus s’étaient retrouvés sous le feu du forcené. Celui-ci avait utilisé un fusil d’assaut américain AR-15 muni d’une lunette à vision nocturne et d’un silencieux. Il avait ainsi tiré plusieurs centaines de balles.

Enfin le général Rodriguez a souhaité que l’activité des Psig ne se concentre plus pendant la seconde partie de la nuit où les interventions sont moins nombreuses et moins intenses.

PMG