mardi 20 octobre 2020
Accueil / Opérationnel / Les centrales nucléaires sous la protection de la Gendarmerie
Centrale nucléaire du Tricastin
Centrale nucléaire du Tricastin (Illustration).

Les centrales nucléaires sous la protection de la Gendarmerie

C’est la Gendarmerie nationale qui est officiellement chargée en France de la protection des centrales nucléaires, avec un peloton spécialisé basé à demeure dans chaque site. Chacune des 19 centrales nucléaires en activité abrite un “peloton spécialisé de protection de la Gendarmerie ” (PSPG), créé à la suite d’une convention signée en février 2009 entre l’exploitant EDF et la Gendarmerie, pour tenir compte de la menace terroriste après les attentats du 11 septembre.

Formés par le GIGN

Ces unités comptent une trentaine de membres, tous volontaires, formés par le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN). Ils sont chargés de lutter contre les “intrusions et les actes de malveillance”, d’assurer une surveillance des centrales et de leurs abords et doivent pouvoir intervenir rapidement. Ils patrouillent les abords des sites 24 heures sur 24. Ces groupes assurent une présence permanente au sein de ces sites et interviennent immédiatement en cas d’événements, comme cela a été le cas à Tricastin.

Formées aux risques toxiques et nucléaires, les unités des PSPG sont basées à l’intérieur des implantations nucléaires et dotées d’importants moyens matériels. En cas de problèmes, ce sont elles qui coordonnent l’ensemble du dispositif, comme le bouclage de la zone autour de la centrale. Les PSPG forment le premier niveau de protection des centrales, le groupement de Gendarmerie du département pouvant leur apporter leur appui dans un second temps. En dernier ressort, c’est le GIGN qui intervient. L’équipe d’alerte d’une trentaine d’hommes peut se déployer sur un site attaqué en moins de deux heures avec des hélicoptères positionnés à Villacoublay dans les Yvelines.

La “philosophie” est la “protection des points clés de la centrale” et une “réponse proportionnée à la menace”, selon la direction de la Gendarmerie. Pour les actions menées par des militants écologistes, comme ceux de Greenpeace lundi matin à la centrale du Tricastin dans la Drôme, à partir du moment où ils ont été identifiés, il s’agit de les “interpeller en douceur” sans mettre leur vie en danger. En cas d’attaque terroriste, les “terroristes seraient neutralisés”.

Une fois sur place, les militants, “décelés rapidement” grâce notamment à des caméras de surveillance et d’autres moyens techniques, ont pour habitude de s’identifier immédiatement auprès des gendarmes afin que l’action des forces de l’ordre à l’intérieur du site soit adaptée.

Tricastin: le GIGN en pré-alerte

Les centrales nucléaires disposent de plusieurs périmètres de sécurité de plus en plus difficiles à franchir en direction des zones sensibles. Un système d’alerte se met en action dès le franchissement du premier périmètre qui est un grillage, explique un spécialiste de ce type d’interventions. Dans le cas du Tricastin, les militants de Greenpeace ont franchi le grillage, mais, selon les autorités, n’ont pas atteint de zone sensible. Le GIGN a reçu une pré-alerte, mais n’a finalement pas reçu d’ordre de départ, selon la même source. Le GIGN avait en revanche été mobilisé lors de l’intrusion de neuf militants de Greenpeace à la centrale de Nogent-sur-Seine (Aube) en décembre 2011.

“Si le PSPG de la centrale concernée estime qu’il y a un risque pour la sécurité, ils alertent le GIGN. A Nogent, le GIGN avait débusqué deux militants qui s’étaient cachés”, a précisé le spécialiste.

Reportage dans l’Essor
En mars dernier, l’Essor présentait un reportage consacré aux Pelotons spécialisés de protection de la Gendarmerie (PSPG) créés en 2009 pour assurer la protection permanente des Centres nucléaires de production d’électricité.

http://lessor.org/magazine/lessor-n455-mars-2013/

 

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Gratuit : la newsletter de "l'Essor"!

Recevez chaque semaine notre newsletter " Rue Bleue " : des articles inédits, une veille sur la presse et des informations pratiques

Votre inscription est réussie ! Pensez à confirmer cette inscription dans le mail que vous allez recevoir. Merci.