samedi 6 juin 2020
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Photo d'illustration (Crédit photo: Pixabay).
Photo d'illustration (Crédit photo: Pixabay).

La nouvelle arme des gendarmes pour lutter contre les violences conjugales

Lutter contre les violences conjugales: c’est la priorité des gendarmes en ce début d’année. La semaine dernière, Christophe Castaner l’a rappelé dans ses vœux, plaidant pour ″une lutte plus résolue encore contre les violences″, dont, précise-t-il, les violences conjugales, sexuelles et sexistes.

La feuille de route du ministre de l’Intérieur est claire. ″Veiller à ce que chaque plainte soit enregistrée″, ″que chaque victime [soit] prise très au sérieux″. ″Vous devez assurer un suivi scrupuleux des enquêtes et permettre aux victimes d’être protégées″, a ajouté Christophe Castaner, quelques mois après l’annonce d’un audit dans près de 400 gendarmeries et commissariats. L’inspection doit se focaliser sur l’accueil des femmes victimes de violences conjugales.

Lire aussi: Grenelle des violences conjugales: 400 gendarmeries et commissariats seront inspectés

Les violences conjugales dans l’objectif d’une nouvelle cellule

Sur ce sujet, les gendarmes ont déjà de bonnes initiatives à mettre à leur actif. L’une d’entre elle mérite le détour. Il y a deux ans, l’Arme a lancé une nouvelle cellule, dite de lutte contre les atteintes aux personnes (Clap). Un prix a salué il y a un mois cette expérience novatrice. Et depuis la première expérimentation, dans la Somme, les cellules essaiment. On en trouve désormais à Beauvais ou encore Issoudun. La dernière en date a été inaugurée à La Rochelle début décembre 2019.

Destinées à la lutte contre les violences sexuelles et physiques, dont les violences intra familiales, ces cellules regroupent plusieurs gendarmes et un intervenant social. Les militaires bénéficient alors d’une formation spéciale, comme par exemple les salles ″Mélanie″. Ces espaces dédiés permettent la prise en charge des victimes mineures. Quant à l’intervenant social, sa présence permet d’aider les victimes dans leur dépôt de plainte. Cette personne oriente également les victimes vers des associations ou des aides d’urgence.

Pour quels résultats ? Les premiers bilans de ces cellules dont nous avons eu écho sont plutôt positifs. A Ailly-sur-Noye (Somme), la première cellule de France, on a fait les comptes. La cellule a permis de suivre plus de 100 procédures en 9 mois. Et les temps de procédures ont été réduits à 34 jours en moyenne par affaire, contre parfois jusqu’à six mois auparavant.

Camille Chatelain

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