L'Essor

Interdiction officielle des grenades offensives pour le maintien de l’ordre

Photo d'illustration (L'Essor).

Les grenades offensives OF F1, dont l’une tirée par un gendarme avait tué un manifestant dans le Tarn en octobre 2014, ont été officiellement interdites par le gouvernement sortant.

Un décret en ce sens est paru jeudi en fin d’après-midi au Journal officiel.

Ce texte officialise en fait la décision du ministre de l’intérieur d’alors Bernard Cazeneuve d’interdire les grenades offensives à la gendarmerie qui était la seule à l’utiliser.

Le ministre avait annoncé sa décision en novembre 2014 quelques jours après la mort de Rémi Fraisse à Sivens dans le Tarn.

Les grenades OF F1 ont alors été retirées de  la dotation des escadrons de gendarmes mobiles. Enveloppées d’une fine couche de métal, ces grenades  contiennent du trinitrotoluène (TNT) qui provoque une puissante déflagration. Leur utilisation a pour but de regagner du terrain face aux manifestants.

Lors des opérations de maintien de l’ordre, les gendarmes mobiles disposent actuellement de grenades lacrymogènes et de grenades de désencerclement, comme les CRS.

PMG

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