dimanche 22 septembre 2019
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Les gendarmes de la Garde républicaine constitués en unité rapide, ce samedi 20 avril (Crédit photo:GT/L'Essor).
Les gendarmes de la Garde républicaine constitués en unité rapide, ce samedi 20 avril (Crédit photo:GT/L'Essor).

Info L’Essor: les gendarmes de la Garde républicaine appelés en renfort de la nouvelle task-force motorisée

INFO L’ESSOR – La préfecture de police embarque les gendarmes dans ses nouvelles brigades motorisées. Ce samedi 20 avril, pour l’acte 23 des Gilets jaunes, des militaires de la Garde républicaine étaient aussi à pied d’œuvre pour les opérations de maintien de l’ordre. Mais à moto: une première, selon nos informations.

Selon notre décompte, 18 gendarmes motocyclistes stationnaient ainsi dans l’après-midi près de la place de la République. 16 d’entre eux convoyaient des militaires spécialisés dans le maintien de l’ordre. Tous seraient des gendarmes du premier régiment d’infanterie de la Garde républicaine, issus des rangs des motocyclistes ou du peloton d’intervention. A l’image, les militaires sont protégés par un casque de moto et les passagers des pilotes par un bouclier.

Des brigades motorisées face aux Gilets jaunes

Après les violences commises lors de manifestations des Gilets jaunes, l’exécutif appelle au secours un nouveau préfet, Didier Lallement. Nommé le 21 mars, le nouveau préfet de police de Paris, chargé par l’exécutif de muscler la réponse policière, ne traîne pas. Il met en place une nouvelle unité, les brigades de répression de l’action violente (Brav) motorisées.

Des manifestants, ce samedi 20 avril lors de l'acte 23 des Gilets jaunes (Crédit photo: GT/ L'Essor).
Des manifestants, ce samedi 20 avril lors de l’acte 23 des Gilets jaunes (Crédit photo: GT/ L’Essor).

Pour ce préfet, les deux-roues sont la solution pour que les policiers puissent intervenir rapidement en cas de besoin. “Optiquement, cette brigade ressemble comme une soeur jumelle à celle des ‘voltigeurs’, dissoute en 1986, dont les membres ont été mis en cause dans la mort de Malik Oussekine“, s’était inquiétée la sénatrice Marie-Pierre-de-la-Gontrie.

Lire aussi sur L’Essor: Maintien de l’ordre: ce qui va changer à Paris

Comme les anciens pelotons de voltigeurs motoportés (PVM), mis en place par la police parisienne un an après Mai 68, la nouvelle brigade fonctionne sur le principe du binôme. Un pilote est chargé de transporter un policier chargé lui du maintien de l’ordre. Mais, “alors que les voltigeurs agissaient depuis les engins motorisés, les motos que nous utilisons ne servent qu’à transporter nos agents. J’ai rédigé des notes de doctrine qui l’expliquent simplement”, assurait le préfet de police au début du mois d’avril.

Samedi dernier, les gendarmes motocyclistes de la Garde républicaine n’étaient pas seuls face aux Gilets jaunes les plus virulents. En appui, seize gendarmes du peloton d’intervention suivaient les motards dans les camions bleus de la Gendarmerie. Selon les chiffres transmis à L’Essor, ils intervenaient aux côtés des 140 policiers des brigades de répression de l’action violente. Soit au total une task-force d’action rapide de 172 policiers et gendarmes.

Gabriel Thierry

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6 Commentaires

  1. Michel Colin

    Un motard prend énormément de risques dans cette mission de maintien de l’ordre, son équilibre est précaire, il est sur deux roues et au moindre incident il est à terre avec toutes les conséquences que cette mission délicate peu engendrer humainement et matériellement.

  2. Niout

    A mon humble avis nos dirigeants n’ont plus conscience de ce que vit le Peuple. L’indifférence le mépris et la provocation ne sont pas oeuvre de Paix. ….Après l’Armée le pouvoir met en oeuvre des moyens dignes d’une dictature sud américaine. Il n’y a pas de quoi être fier de cette dérive irresponsable qui dénote un amateurisme ou une grande volonté pour une une forme d’escalade suicidaire. La grande violence déployée par l’Etat et non maitrisée ne pourra engendrer que davantage de mécontentement de haine et fomenter un esprit farouche de revanche.

  3. baba

    Quand je vois le nombre de blessés graves dans ces manifestations, la violence générée par les forces de l’ordre bien souvent à l’encontre de seniors, je suis mal à l’aise et fortement choqué. Retraité de l’arme j’ai commencé à servir en gendarmerie mobile aprés 1968 et jamais lors de manifestations de telles sauvageries ont été commises . J’ai parfois honte de mon institution mais surtout honte de la police nationale, et surtout honte de ce gouvernement qui met en place une ébauche de dictature.

    • Leon

      C’est honteux oui que des anciens de l’arme vomissent sur leurs jeunes collègues qui sont eux le dernier rempart de protection contre l’anarchie. Ces jeunes l’ancien suscitent le respect…je n’en dirais pas autant d’un ancien anarcho gauchistes qui doit porter la médaille militaire

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