mercredi 28 octobre 2020
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Manuel Valls, ministre de l'Intérieur (Photo Matthieu Guyot l'Essor)
Manuel Valls, ministre de l'Intérieur (Photo Matthieu Guyot l'Essor)

Hôpital marseillais : “Il n’y a eu ni prise d’otage, ni séquestration” d’après Manuel Valls

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a assuré jeudi qu’il n’y avait eu “ni prise d’otage, ni séquestration” à Marseille, après l’évocation dans la presse d’un incident survenu en août dans un hôpital de la ville. “Contrairement à ce qui a été rapporté par La Provence, il n’y a eu ni prise d’otage, ni séquestration à l’hôpital Nord de Marseille dans la nuit du 12 au 13 août”, a déclaré Manuel Valls en marge d’un déplacement dans le Val-d’Oise consacré au redéploiement des forces de Police et Gendarmerie.

“En revanche, un incident qui n’était pas anodin, mais qui n’a pas été caché, qui n’a été caché par personne, a bien eu lieu (…). Il a d’ailleurs fait l’objet d’une dépêche AFP quelques jours après”, a-t-il précisé, appelant “chacun” à la “mesure” et à la “maîtrise des mots”. Cet incident avait dans un premier temps été raconté à la presse par une représentante syndicale le 19 août, en marge d’une autre affaire concernant un infirmier des urgences de l’hôpital de la Conception blessé au bras par un homme mêlé à une affaire de meurtre.

Selon Manuel Valls, “un patient bien connu de la justice, hospitalisé pour blessure par balle et redoutant d’être à nouveau victime d’une tentative de meurtre, aurait été vu avec une arme et aurait sommé le personnel de ne rien dire sur la présence de celle-ci”.

La peur des représailles

Le personnel des hôpitaux de Marseille a de nouveau dénoncé jeudi l’insécurité en milieu hospitalier, après la nouvelle évocation dans la presse de cet incident. “Les soignants qui ont été victimes de l’agression n’ont pas porté plainte car ils ne voulaient pas donner leur identité par peur des représailles”, a expliqué le Pr Pascal Thomas dans La Provence de jeudi.

“Ce sont des faits graves. Mais les mots ont leur importance”, a souligné M. Valls, qui a affirmé que les policiers étaient ensuite “intervenus”, sans toutefois retrouver l’arme, “malgré une inspection minutieuse”.

“Des renforts massifs de police et de gendarmerie”

Interrogé sur les propos du maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin qui avait critiqué mercredi l’annonce de renforts policiers à Lille, estimant que sa ville ne recevait que des renforts qu’au “compte-gouttes”, Manuel Valls a assuré ne pas vouloir polémiquer. “Marseille a été la première ville de France à recevoir des renforts massifs de police et de gendarmerie”, a affirmé le ministre, parlant de “polémiques politiques à l’approche des élections municipales”. Selon lui, “235 policiers” et “quatre unités de forces mobiles” ont été déployés en renfort dans la ville ces derniers mois. “Aucune autre agglomération ne bénéficie d’un tel appui”, a-t-il insisté, appelant les responsables politiques à “l’unité”.

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