jeudi 24 septembre 2020
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Le général d'armée Denis Favier, Directeur général de la Gendarmerie nationale (BALSAMO - SIRPA Gendarmerie)
Le général d'armée Denis Favier, Directeur général de la Gendarmerie nationale (BALSAMO - SIRPA Gendarmerie)

Hommage du général Favier aux cinq gendarmes morts

Le directeur général de la gendarmerie nationale le général d’armée Denis Favier a rendu hommage lundi sur son blog aux cinq militaires de la gendarmerie qui ont trouvé la mort en mission vendredi et samedi.

Voici le texte intégral du général Favier

« En 24 heures, nous avons subi de lourdes pertes dans nos rangs. Vendredi, lors d’une mission de préparation opérationnelle en montagne, quatre de nos camarades – le capitaine Jean-Christophe Royer, le major Dominique Jamet, l’adjudant-chef Christophe Cavaillès et l’adjudant-chef Lionel Loussalez-Artets – périssaient dans la chute de l’EC 145 à bord duquel ils avaient pris place. Le lendemain, alors qu’il s’engageait sur la commune de Gassin pour mettre un terme à la folie meurtrière d’un individu, l’adjudant Alain Nicolas tombait, blessé mortellement par arme à feu.

Ces cinq hommes étaient tous des professionnels de haut niveau, des spécialistes reconnus, des gendarmes passionnés par leur métier. Ils avaient tous en commun un engagement fort au service du Pays. Ils avaient tous en commun d’être père de famille.

J’ai tenu à être immédiatement auprès des familles et des unités touchées par ces disparitions. Pour parler, pour partager, pour échanger avec ceux qui restent. Pour écouter aussi les silences, l’émotion. Pour comprendre ce qui ne transparaît qu’imparfaitement derrière un message ou un appel téléphonique : l’instant où tout a basculé. A chaque fois, la même tristesse d’avoir perdu un être cher, un camarade, un ami. A chaque fois aussi, la même dignité pour honorer la mémoire de ceux qui ont péri dans l’accomplissement de leur mission et de leur devoir.

Dans quelques jours, nous observerons tous une minute de silence au moment où débuteront les cérémonies militaires afin de saluer une dernière fois nos cinq camarades. Les drapeaux de nos casernes seront une nouvelle fois en berne. Dans la douleur, notre cohésion et notre fraternité d’arme sont indispensables. Elles le sont d’abord à l’égard des familles de nos défunts qui, une fois le deuil entamé, auront besoin de notre soutien et de notre aide dans la durée. Elles le sont également pour les unités de nos camarades disparus : ceux qui restent se reconstruiront et la gendarmerie saura les accompagner dans cette démarche.

Votre sécurité est mon attention prioritaire. Malgré la préparation nécessaire à chaque mission, malgré les équipements de protection et d’intervention, le risque existe et nous devons le prendre en compte. Nous devons également maintenir notre vigilance que ce soit en intervention, en préparation opérationnelle ou plus largement dans l’ensemble des missions qui nous sont confiées.

Notre famille vient de perdre cinq de ses fils. Nous allons prendre ce temps indispensable pour pleurer nos morts. Nous allons également honorer leur souvenir en suivant la voie qui les guidaient avec tant de passion : la volonté d’aller de l’avant.

Il faut le faire pour eux ».

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3 Commentaires

  1. lang gérald

    Au revoir camarades courage et sincères condoléances à leurs camarades et leurs familles. Un jeune retraité de l’arme.

  2. AGOSTINI

    La mort fait partie intégrante de notre métier, et il faut l’accepter malgré tout.

    Elle rode autour de nous , et notamment pendant les opérations que mènent tous les militaires de la Gendarmerie Nationale tout au long de l’année, et avec le plus grand engagement.

    Le Général Denis Favier , notre DG. sait de quoi il parle pour avoir été en première ligne , et ce à plusieurs reprises.

    Condoléances aux familles.

  3. RUGGERI Bernard

    Spécialistes de haut niveau, ils s’entrainaient continuellement afin d’être toujours prêt à effectuer les sauvetages les plus périlleux. Pour cela ils s’engageaient dans des entrainements très techniques.
    Malheureusement le drame s’est produit, quelle douleur pour les familles, pour les personnels de l’Unité.
    Il va falloir continuer à vivre, même si ces drame vous marquent pour la vie.
    Un ancien, qui a vécu cela.

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