jeudi 29 octobre 2020
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Un homme de 62 ans au lourd casier judiciaire a été tué lors d'un échange de tirs avec les gendarmes après un contrôle routier suivi d'une course poursuite dans la nuit de mardi à mercredi à Fabrègues (Hérault), a-t-on appris auprès de la Gendarmerie et du parquet.

Hérault : un homme tué par un gendarme après une course poursuite

Un homme de 62 ans au lourd casier judiciaire a été tué lors d’un échange de tirs avec les gendarmes après un contrôle routier suivi d’une course poursuite dans la nuit de mardi à mercredi à Fabrègues (Hérault), a-t-on appris auprès de la Gendarmerie et du parquet.
A 01H35, trois patrouilles effectuaient un contrôle routier au niveau d’un rond-point à l’entrée de Fabrègues, près de Montpellier, quand une voiture, volée un peu plus tôt dans un garage de l’Hérault, a forcé leur barrage.
Les gendarmes l’ont alors prise en chasse dans le village et le véhicule s’est retrouvé bloqué dans une impasse. Deux de ses occupants ont pris la fuite à pied, tandis que le troisième était interpellé par un gendarme. A ce moment, ce dernier a entendu un coup de feu et a lâché l’individu pour prêter main forte à son collègue chargé de pister les deux autres hommes. L’un des deux fuyards a tiré, le gendarme tirant à son tour, à huit reprises. Le gendarme “s’est fait tirer dessus et a dit avoir entendu le vent de la balle passer juste à côté de son oreille”, a expliqué le procureur de la République de Montpellier, Brice Robin, lors d’une conférence de presse.

Dans la série de tirs échangés, trois d’entre eux ont atteint l’homme à la main, au niveau de la clavicule et dans le thorax. Encore debout alors que les gendarmes le menottaient, l’homme s’est effondré après avoir reçu un coup de crosse sur la tête. Fortement choqués, les deux militaires ont été provisoirement placés en garde à vue mercredi pour les besoins de l’enquête, confiée à l’inspection générale de la gendarmerie nationale. “J’estime que (…) les deux gendarmes étaient en état de légitime défense”, a déclaré M. Robin, ajoutant: “Un témoin affirme que l’individu, pendant sa fuite, a répété plusieurs fois: “je vais vous tuer”, et ce après avoir déjà tiré sur les gendarmes”.

Jeudi, le parquet a annoncé que la garde à vue des militaires avait été levée et a précisé que l’autopsie pratiquée sur la victime confortait la piste de la légitime défense. Elle a notamment démontré, grâce aux impacts de balles que la victime avait le bras tendu lors de l’échange de tirs.
“Je voudrais dire tout le courage et le professionnalisme qu’ont eus les gendarmes dans cette poursuite avec un usage des armes qui était proportionné et maîtrisé”, a déclaré  le colonel François Agostini, commandant du groupement de l’Hérault.

La victime, un Montpelliérain de 62 ans sur lequel ont été retrouvées 35 cartouches, a tiré à six reprises, avec un revolver espagnol. Sous le coup d’un mandat d’arrêt pour vol aggravé, il avait déjà été condamné 13 fois, passant 22 ans en prison de 1972 à 2008.

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