mercredi 21 octobre 2020
Accueil / Opérationnel / Gitan tué par un gendarme : non-lieu requis en faveur du militaire
Le parquet de Blois a requis un non-lieu pour le gendarme qui a tué par balle un jeune gitan en juillet 2010 à Thésée (Loir-et-Cher), un drame qui avait provoqué une flambée de violences dans la région de Saint-Aignan.

Gitan tué par un gendarme : non-lieu requis en faveur du militaire

Le parquet de Blois a requis un non-lieu pour le gendarme qui a tué par balle un jeune gitan en juillet 2010 à Thésée (Loir-et-Cher), un drame qui avait provoqué une flambée de violences dans la région de Saint-Aignan.

Dans son réquisitoire définitif, la procureure de la République a par ailleurs demandé le renvoi de Miguel Duquenet, le conducteur de la voiture à bord de laquelle son cousin a été tué, devant le tribunal correctionnel pour “refus d’obtempérer aggravé par la mise en danger d’autrui”. Ce délit est sanctionné d’une peine maximale de cinq ans de prison.

Miguel Duquenet, 39 ans, en détention provisoire depuis juillet 2010, est actuellement mis en examen pour tentative d’homicide volontaire sur militaires de la gendarmerie nationale, un crime passible de la cour d’assises. Le gendarme, auteur du tir mortel, a pour sa part été mis en examen pour coups mortels et laissé en liberté.Lors d’un contrôle à Thésée, il avait ouvert le feu à deux reprises sur la Renault 19 à bord de laquelle circulaient Miguel Duquenet, au volant sans permis, et son cousin Luigi, 23 ans. Ce dernier, assis à la place passager,  avait été atteint d’une balle au thorax.Luigi est soupçonné d’avoir volé un billet à un adolescent à Onzain puis d’avoir traîné un gendarme sur son capot sur plusieurs centaines de mètres. Son cousin avait ensuite pris le volant avant que leur véhicule ne soit arrêté quelques kilomètres plus loin par les gendarmes à Thésée. Le ministère public a estimé qu’au regard de l’enquête, le gendarme avait fait usage de son arme dans les conditions prévues par la loi. Le militaire a toujours affirmé avoir agi en état de légitime défense. Le drame avait entraîné de violentes réactions de la communauté des gens du voyage. Plusieurs dizaines de ses membres s’en étaient pris à la gendarmerie de Saint-Aignan et avaient provoqué diverses dégradations dans la vallée du Cher.

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Gratuit : la newsletter de "l'Essor"!

Recevez chaque semaine notre newsletter " Rue Bleue " : des articles inédits, une veille sur la presse et des informations pratiques

Votre inscription est réussie ! Pensez à confirmer cette inscription dans le mail que vous allez recevoir. Merci.