samedi 31 octobre 2020
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La justice s'est transportée le jeudi 10 mars dans le village de Thésée (Loir-et-Cher), là où un jeune gitan de 22 ans avait été tué par un gendarme le 16 juillet dernier, un drame à l'origine d'incidents dans la commune de Saint-Aignan 36 heures plus tard.

Gitan tué dans la vallée du Cher : transport de justice sur les lieux

La justice s’est transportée le jeudi 10 mars dans le village de Thésée (Loir-et-Cher), là où un jeune gitan de 22 ans avait été tué par un gendarme le 16 juillet dernier, un drame à l’origine d’incidents dans la commune de Saint-Aignan 36 heures plus tard.

L’ensemble du village de Thésée a été bouclé de 14H00 à 16H30 pour les besoins de ce transport de justice. “Pour la première fois, les magistrats instructeurs ont pu visualiser la configuration des lieux en présence (des avocats) de toutes les parties”, a dit la procureur à Blois, Dominique Puechmaille. En détention préventive depuis les faits, Miguel Duquenet, le conducteur de la voiture dans laquelle se trouvait le jeune homme tué, Luigi Duquenet, n’était pas présent, pas plus que les deux gendarmes impliqués dans le drame, dont celui à l’origine du tir mortel. Ils étaient représentés par leurs avocats.
Les enquêteurs de la section de recherche d’Orléans étaient également présents, de même que des inspecteurs de l’inspection générale de la gendarmerie.

Une reconstitution des faits pourrait avoir lieu avant l’été. Le parquet de Blois a ouvert deux informations judiciaires parallèles : une sur le décès du jeune Luigi, 22 ans, et l’autre sur les risques encourus par les gendarmes avant les tirs. Miguel Duquenet conteste la thèse de la légitime défense avancée par les gendarmes, affirmant n’avoir pas forcé de contrôle routier ni participé à une course-poursuite, comme il en est accusé. Me Benoît Chabert, l’avocat du gendarme mis en examen pour coups mortels dans cette affaire, a assuré après s’être rendu sur les lieux jeudi qu'”il est impensable de déclarer que le conducteur n’avait pas vu les gendarmes se poster sur la route. Cette route n’est pas large et l’espace entre le véhicule des gendarmes et la chaussée est étroit”. “Le gyrophare de la voiture des gendarmes n’était pas allumé”, a souligné pour sa part Me Jean-Claude Guidicelli, l’avocat de M. Duquenet, avant de préciser qu’il allait effectuer une nouvelle demande de remise en liberté de son client.

La mort du jeune homme le vendredi soir avait entraîné le dimanche matin des violences de la part de la communauté de gens du voyages, qui avaient alors pris pour cible la gendarmerie de Saint-Aignan à laquelle ils réclamaient la restitution du corps de la victime.

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