dimanche 25 octobre 2020
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La Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par Ceringo Visse, rendant ainsi définitive la condamnation à 30 ans de réclusion de cet homme qui avait mortellement fauché un gendarme lors d'un contrôle routier dans la nuit du nouvel an 2007.

Gendarme fauché en 2007 : condamnation définitive à 30 ans ferme

La Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par Ceringo Visse, rendant ainsi définitive la condamnation à 30 ans de réclusion de cet homme qui avait mortellement fauché un gendarme lors d’un contrôle routier dans la nuit du nouvel an 2007.

Le 11 octobre 2010, le jeune homme alors âgé de 27 ans avait été condamné par la cour d’assises de la Marne à 30 ans de réclusion criminelle dont 20 ans de sûreté. Cette peine était identique à celle prononcée par la cour d’assises des Ardennes en octobre 2009. Dans les deux cas, la cour a estimé que le gendarme avait été visé intentionnellement alors que la défense plaidait l’homicide involontaire.

L’accusé avait formé un pourvoi en cassation, mais ce pourvoi a été rejeté mercredi par la chambre criminelle. Le chauffard, père de quatre enfants, conduisait sans permis et sous l’empire de l’alcool et de stupéfiants quand il a fauché le militaire qui effectuait un contrôle d’alcoolémie à l’occasion de la Saint-Sylvestre 2007 dans le village de La Neuville-aux-Joûtes (Ardennes). Il avait ensuite pris la fuite.

La victime, Jacques Lourties, âgé de 41 ans et lui aussi père de quatre enfants, appartenait à la brigade motorisée de Maubert-Fontaine (Ardennes) et était gendarme depuis une dizaine d’années. Il avait succombé à ses blessures le lendemain au CHU de Reims. Quatre autres individus présents dans la voiture au moment des faits avaient été poursuivis pour non-dénonciation de crime. Deux d’entre eux, âgés de 22 et 28 ans, comparaissant en tant que prévenus, avaient étérespectivement condamnés à un an et six mois de prison avec sursis. Les deux autres, mineurs à l’époque, s’étaient vus infliger huit et dix mois avec sursis par le tribunal pour enfants de Charleville Mézières.

Lors d’une cérémonie d’honneurs militaires rendant hommage au gendarme  Jacques Lourties, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait demandé que “la justice soit implacable” et “d’une sévérité exemplaire”.

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