jeudi 24 septembre 2020
Accueil / Opérationnel / Vienne : un gendarme condamné pour des brimades sur une collègue, quatre autres relaxés
Palais de justice
Illustration (MG/L'Essor).

Vienne : un gendarme condamné pour des brimades sur une collègue, quatre autres relaxés

Le tribunal de grande instance de Vienne a condamné mardi un gendarme à une amende pour violences volontaires, et relaxé quatre de ses collègues poursuivis pour des brimades ayant dégénéré à l’encontre d’une jeune collègue, selon leurs avocats.

En avril, la victime, jeune gendarme, avait porté plainte contre ses collègues de la brigade de Roussillon en Isère, qu’elle accusait de coups, de l’avoir gazée avec une bombe lacrymogène et de l’avoir poussée pieds et poings liés dans une cellule, “pour rire”.

Le principal prévenu, âgé de 27 ans, a été condamné à 150 euros d’amende pour des blessures involontaires, survenues lors d’une fête, et 1.000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis, pour des violences volontaires avec arme, en l’occurrence une bombe lacrymogène, a précisé l’avocat de la victime, Me Joël Grabarczuyk.

“Les cinq ont été relaxés pour les faits les plus graves d’enlèvement et séquestration. C’est une décision raisonnable”, a estimé Me Gabriel Versini-Bullara, l’avocat des prévenus. “Ils retrouvent leur honneur battu en brèche par des salissures proférées sur eux par des collègues et la hiérarchie.”

L’avocat de la cliente est également satisfait de cette décision “a minima”, dans la mesure où sa cliente “est reconnue comme victime de ces agissements”. “Je ne condamne pas les personnes, je condamne les actes qui se sont passés”, avait-elle déclaré lors du procès avant d’ajouter: “Je reconnais que je voulais me faire accepter à la gendarmerie.”

“C’était des camarades, avec lesquels elles s’entendait bien, qui ont dérapé, a expliqué son avocat. Des actes, leur comportement, leur grossièreté, la violence pour quelques-uns, n’étaient pas acceptables.” “Ce n’est pas parce que c’est un monde d’hommes qu’il ne faut pas respecter les femmes qui font ce métier”, a-t-il commenté.

Des mesures disciplinaires pourraient encore être prises à l’encontre des gendarmes. Me Versini dénonce d’ailleurs leur affectation à des tâches subalternes depuis l’affaire. “Des gens de terrain ont été affectés à tondre la pelouse, repeindre des bâtiments”, déplore-t-il. Quant à la victime, “une chose est certaine: sa carrière dans la gendarmerie est terminée”, selon son avocat.

Crowdfunding campaign banner

Un commentaire

  1. zoom

    bravo on s’amuse bien dans la gie “” quand les gendarmes rient “””””
    on apprend que des gendarmes servent et sont utilisés à tondre les gazons ??,
    ça c est un boulot de jardinier pas de gendarme nous les français nous avons besoin de sécurité nous payons des impôts pr avoir une sécurité police gendarmerie ce n est pas pour payer des jardiniers gendarmes ?,?,

    des centaines de milliers de cambriolages par an en France et la gie utilise des sous officiers à tondre l herbe ,?,?,

    mr le directeur de la GENDARMERIE NATIONALE METTEZ VOS TROUPES SUR LE TERRAIN PR ASSURER DES SERVICES DE SÉCURITÉ SVP !!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *