lundi 21 septembre 2020
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Environ 150 personnes bloquaient mercredi l'usine d'armement du groupe Nobelsport située à Pont-de-Buis dans le Finistère pour dénoncer les violences policières.

Finistère : une usine d’armement bloquée pour dénoncer les violences policières

Environ 150 personnes bloquaient mercredi l’usine d’armement du groupe Nobelsport située à Pont-de-Buis dans le Finistère pour dénoncer les violences policières.

“Justice nulle part, police partout”, scandaient les manifestants après avoir fait tomber plusieurs pans du grillage situé à l’entrée du site, sans toutefois s’avancer au-delà de quelques mètres à l’intérieur de celui-ci, où se trouvaient une quinzaine de gendarmes. La manifestation a été lancée à l’appel du Collectif 29 contre les répressions policières, contre la violence d’État, son injustice, sa police et ses armes, au sein duquel on retrouve de nombreux comités locaux contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes.

“Je suis ici contre les violences policières qui sont de plus en plus nombreuses”, a indiqué une manifestante, Annick, 64 ans. “On ne peut plus s’exprimer”, a-t-elle regretté, une affiche autour du cou sur laquelle on pouvait lire : “Urgence, notre police assassine”. “Je suis là en réponse à l’assassinat de Rémi Fraisse”, a indiqué pour sa part  Chris Perrot, un autre manifestant, à propos de ce jeune militant écologiste décédé fin octobre lors d’affrontements sur le site du barrage contesté de Sivens, dans le Tarn.

“L’usine de Pont-de-Buis fabrique des grenades lacrymogènes et des flash-ball”, a-t-il indiqué. “Aujourd’hui, on revendique le désarmement de la police, qu’elle n’utilise plus les flash-ball ni les taser, ni toutes les armes qui blessent grièvement des citoyens”, a-t-il ajouté.

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