lundi 28 septembre 2020
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L'adjudant Guillaume Froidure, membre de la cellule Instruction tactique Gendarmerie et maintien de l'ordre (ITMO), explique le maniement du Famas à un groupe de la première promotion d'élèves gendarmes. Crédit : M.Guyot/Essor.
L'adjudant Guillaume Froidure, membre de la cellule Instruction tactique Gendarmerie et maintien de l'ordre (ITMO), explique le maniement du Famas à un groupe de la première promotion d'élèves gendarmes. Crédit : M.Guyot/Essor.

Famas volés à des militaires : 250 gendarmes mobilisés, quatre gardes à vue

Quatre personnes ont été interpellées par les gendarmes de la SR de Grenoble, appuyés par le GIGN, en Isère et placées en garde à vue dimanche dans l’enquête sur le vol de deux fusils Famas dérobés à des militaires, trois jours plus tôt, a-t-on appris lundi de source proche de l’enquête.

Les gendarmes de la Section de recherches de Grenoble, appuyés par le GIGN, ont procédé à ces interpellations à Villefontaine et Creys-Mépieu (Isère), deux communes du nord du département, proches de l’endroit où avait été commis le vol.

Jeudi dernier, deux militaires du 4e régiment de chasseurs de Gap, revenant d’une mission Sentinelle à Paris à bord d’un utilitaire banalisé conduit par un de leur camarade, s’étaient arrêtés pour déjeuner dans un fast-food dans une zone commerciale de La Verpillière.

Un dispositif de 250 hommes dont des unités spécialisées et des chiens

Photo d’illustration (S.D L’Essor).

Après le repas, les militaires en tenue avaient constaté qu’une vitre de leur véhicule avait été cassée et que deux fusils Famas avaient disparu, ainsi qu’un chargeur de munitions de 9 mm et quelques effets personnels. Ils avaient immédiatement donné l’alerte. Un important dispositif de gendarmes, mobilisant 250 hommes dont des unités spécialisées et des chiens, avait été déployé, permettant de retrouver dans la soirée le véhicule volé des suspects dans un quartier sensible de Villefontaine.

Selon le parquet de Vienne, qui a ouvert une enquête en flagrance pour “vol avec dégradation” et “détention d’arme de catégorie A” (de guerre), il n’y avait vendredi “aucun élément qui orienterait vers une thèse terroriste”, à ce stade de l’enquête. La zone commerciale, théâtre de ce que certains qualifient de “petite mésaventure”, est connue pour des vols à la roulotte. Or les militaires circulaient dans une fourgonnette, comme en ont souvent les artisans, cibles de ce genre de méfaits en raison de la valeur marchande de leurs outils, selon une source proche du dossier.

De sources concordantes, les premiers éléments de l’enquête font pencher vers “un vol d’opportunité doublé d’un concours de circonstances”. Les fusils d’assaut sont de nature à intéresser la criminalité organisée.

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