lundi 26 octobre 2020
Accueil / Opérationnel / Explosions sur le site pétrochimique de Berre-l’Etang : la Gendarmerie chargée de l’enquête
Reportage sur les Techniciens en identification criminelle de la Gendarmerie (Photo Matthieu Guyot l'Essor)

Explosions sur le site pétrochimique de Berre-l’Etang : la Gendarmerie chargée de l’enquête

Des membres de la section de recherches (SR) de Marseille ont été saisis de l’enquête sur les deux explosions survenues mardi 14 juillet sur le site pétrochimique de LyondellBasel, situé à Berre-l’Etang (Bouches-du-Rhône).

Trois dispositif de mise à feu retrouvés sur le site 

Deux cuves de stockage d’hydrocarbures ont pris feu vers 3 heures du matin déclenchant deux explosions concomitantes. Les incendies ont provoqué un impressionnant nuage de fumée noire, « non toxique », selon les autorités et l’industriel.

La piste d’un acte malveillant est d’autant plus privilégiée que trois dispositifs de mise à feu ont été découverts sur trois cuves d’hydrocarbures du site pétrochimique selon Le Monde.

«Les premiers éléments qui sont communiqués montrent qu’il s’agit d’un acte criminel, dont la motivation n’est pas établie», a déclaré mercredi après-midi le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve devant l’Assemblée nationale. Plus prudente, la procureure de la république d’Aix-en-Provence, Dominique Moyal, a indiqué qu’il s’agissait plutôt d’«un acte volontaire», en précisant que la piste terroriste était une de celles étudiées, mais que, pour l’heure, «aucun élément ne permet de la conforter».

Une inspection générale du site de 700 hectares et de la clôture de 18 kilomètres a été effectuée, et il n’a été constaté que «quelques points de faiblesse dans la clôture, mais rien qui démontre un passage». «Pas d’ouverture découpée», a signalé le colonel Frédéric Boudier, qui dirige le groupement de gendarmerie départemental des Bouches-du-Rhône.

Questionnement sur un lien éventuel avec les vols de Miramas 

Les enquêteurs s’interrogent aussi sur le lien entre ce double incendie et les vols survenus huit jours plus tôt sur un site militaire de Miramas, situé à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Berre-l’Etang. Au moins 150 détonateurs ainsi que dix pains de plastic de 250 grammes chacun, 66 bouchons-allumeurs de grenades et 40 corps de grenades (la partie explosive de l’engin) ont été dérobés dans un dépôt de munitions de l’armée de terre.

Une double enquête est actuellement menée par la Direction de la protection des installations, moyens et activités de la Défense (DPID) ainsi que la Gendarmerie par le biais de la SR de Marseille, l’IRCGN, le groupement de gendarmerie départementale des Bouches-du-Rhône et un escadron de gendarmerie mobile.

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Gratuit : la newsletter de "l'Essor"!

Recevez chaque semaine notre newsletter " Rue Bleue " : des articles inédits, une veille sur la presse et des informations pratiques

Votre inscription est réussie ! Pensez à confirmer cette inscription dans le mail que vous allez recevoir. Merci.