mardi 29 septembre 2020
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Au Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG) à Saint-Astier en Dordogne. Photo d'illustration M.G/L'Essor).
Au Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG) à Saint-Astier en Dordogne. Photo d'illustration M.G/L'Essor).

Evacuation de la préfecture Bastia : les inspections générales de la Police et de la Gendarmerie saisies

Les inspections générales de la Police et de la Gendarmerie nationale ont été saisies après l’évacuation musclée vendredi de la préfecture de Haute-Corse, occupée par des acteurs économiques locaux manifestant contre la grève à la SNCM. Une enquête préliminaire a été ouverte après plusieurs plaintes déposées à la fois par des membres des forces de l’ordre et des personnes évacuées.

Une dizaine de représentants d’organisations professionnelles corses qui occupaient le hall de la préfecture de Bastia pour protester contre le mouvement de grève à la SNCM, avait été évacuée par une vingtaine de membres des forces de l’ordre en fin d’après-midi.

“Des incidents regrettables”

“Il a été enjoint aux occupants, de manière réitérée, de quitter les lieux, ce qu’ils ont refusé de faire, prétendant qu’ils ne sortiraient que sous la contrainte. C’est dans ces conditions qu’a été ordonnée l’intervention des forces de l’ordre. Une dizaine de personnes se sont opposées physiquement aux gendarmes et aux policiers, ce qui a nécessité de les porter pour les emmener à l’extérieur du bâtiment”, avait expliqué le préfet, Alain Rousseau, dans un communiqué durant le week-end.

“Cette opération a donné lieu à des incidents regrettables, que je déplore profondément. Une des personnes, évacuée de force, blessée au cuir chevelu, a déposé plainte. Trois plaintes ont également été déposées par des gendarmes également légèrement blessés”, avait-il ajouté.

Dépôt de plainte contre le préfet

Deux syndicats patronaux, l’UMIH et la CGPME, ont eux annoncé, via leur avocat Me Lionel Moroni, le dépôt d’une plainte pour complicité de violences volontaires contre le préfet lui-même. “Il est responsable des violences qui se sont déroulées à la préfecture dans des conditions absolument inadmissibles. Les personnes qui étaient devant la préfecture étaient réunies dans le calme”, a-t-il affirmé à France 3 Via Stella.

L’un des responsables syndicaux “a été frappé à coups de pied, à coups de poing et de matraque” et “humilié et provoqué” par les forces de l’ordre, a-t-il assuré. “La plainte sera déposée pour violences avec armes en réunion et la complicité sera visée pour instruction donnée aux services de gendarmerie”, a-t-

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