dimanche 27 septembre 2020
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Véhicule d'identification criminelle de la gendarmerie (Photo d'illustration L'Essor).
Véhicule d'identification criminelle de la gendarmerie (Photo d'illustration L'Essor).

Enquête sur la profanation d’une centaine de tombes juives en Alsace, mode d’emploi

Les gendarmes de la section de recherches (SR) de Strasbourg, chargés de l’enquête de flagrance sur la profanation d’une centaine de sépultures du cimetière israélite de Quatzenheim en Alsace, vont recueillir des traces matérielles sur les lieux, interroger les voisins et consulter les fichiers judiciaires et policiers.

“C’est évidemment une enquête prioritaire qui va mobiliser des dizaines de gendarmes sur place et des experts scientifiques de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN)”, explique à L’Essor le général (2S) Jacques Morel, ancien commandant de la SR de Versailles. “L’enquête peut aller très vite mais il faut faire encore plus vite pour préserver les indices”, ajoute cet ancien spécialiste de police judiciaire.

Un groupe d’enquête a été constitué à la SR, appuyée par la brigade de recherches la plus proche et par des gendarmes des brigades avoisinantes.
Avant l’arrivée du président Emmanuel Macron sur les lieux, des gendarmes techniciens en identification criminelle (TIC) ont recherché des empreintes de pneus de voitures ou de pas sur les lieux. Ils ont aussi prélevé des échantillons de peinture sur les tombes profanées qui seront analysés dans quelques heures à l’IRCGN, en région parisienne, chaque type de peinture possédant l’équivalent d’un ADN.

D’autres gendarmes ont fouillé les poubelles et les fossés proche du cimetière de ce petit village de 700 habitants à la recherche des bombes de peinture utilisées et d’éventuelles traces ADN ou autres empreintes digitales qui auraient pu être laissées par les profanateurs. D’autres enquêteurs vont visionner les bandes de vidéo surveillance plusieurs kilomètres à la ronde pour tenter de repérer un ou plusieurs véhicules suspects.

D’autres gendarmes vont également faire du porte à porte dans le village, situé à une vingtaine de km à l’ouest de Strasbourg à la recherche de témoins susceptibles d’avoir vu ou entendu quelque chose. D’autres enquêteurs vont faire la tournée des rayons peinture des grandes surfaces pour demander si des peintures du même type ont été achetées récemment.

La consultation des fichiers judiciaires et policiers sera enfin essentielle pour repérer des personnes de la région, déjà condamnées ou impliquées dans des actes antisémites, afin de leur demander leur emploi du temps au moment de l’heure supposée de cette profanation.

P-M.G

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2 Commentaires

  1. J’ignorais que l’objet de la revue était de fournir aux futurs profanateurs les informations qui leur permettront d’envisager passer à travers les filets des enquêteurs !

    • La rédaction

      Avec les séries télé comme section de recherches et les experts vous pensez vraiment que les délinquants ont besoin de nous? Il n’y a rien dans cet article qui donne des indications. Tout se trouve sur internet

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