mercredi 28 octobre 2020
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Une femme qui a mis en scène par dépit amoureux une fausse agression ayant déclenché de lourds moyens d'enquête de gendarmerie devra répondre de son mensonge devant la justice du Lot-et-Garonne, a-t-on appris ce mercredi 23 mars auprès des gendarmes.

Elle invente une fausse agression : jugement le 27 avril

Une femme qui a mis en scène par dépit amoureux une fausse agression ayant déclenché de lourds moyens d’enquête de gendarmerie devra répondre de son mensonge devant la justice du Lot-et-Garonne, a-t-on appris ce mercredi 23 mars auprès des gendarmes.

Vendredi tôt, les gendarmes ont reçu un appel d’une femme de 32 ans domiciliée à Casseneuil (Lot-et-Garonne) qui a prétendu avoir été agressée alors qu’elle était en chemin vers son lieu de travail à Sainte-Livrade-sur-Lot. Une patrouille envoyée rapidement sur les lieux a alors découvert une voiture arrêtée au milieu de la route départementale et, dans un champ, une femme appelant au secours portant des griffures sur le visage. “Elle a déclaré qu’elle circulait à faible allure pour allumer une cigarette quand un homme s’est introduit dans son véhicule, l’a violentée puis éjectée de la voiture”, a expliqué le capitaine Bruno Cotillon, commandant de la compagnie de gendarmerie de Villeneuve-sur-Lot.
Le témoignage est alors pris avec le plus grand sérieux par les gendarmes et “au total sept personnes vont travailler trois jours complets sur cette affaire”, a raconté l’officier. Mais rapidement les gendarmes ont noté “des incohérences” appuyées par “les résultats de la cellule d’investigation criminelle qui ne corroborent pas les propos de la victime”.

Lundi, les enquêteurs ont donc décidé d’organiser une nouvelle audition au cours de laquelle la jeune femme a fini par avouer avoir tout inventé et s’être griffée elle-même au visage pour attirer l’attention de son ex-compagnon. Les gendarmes ont dans la foulée découvert que ce n’était pas la première de ses affabulations : quelques jours plus tôt elle avait déposé plainte pour menace de mort par textos, textos qu’elle s’adressait elle-même à l’aide d’un autre téléphone. “Elle voulait reconquérir le cœur de cet homme qui, depuis leur séparation, a trouvé une nouvelle compagne. Elle a agi par dépit amoureux”, a estimé le capitaine.

Mais, devant les moyens engagés, le parquet a décidé de poursuivre la jeune femme pour “dénonciation mensongère à l’autorité judiciaire de faits constitutifs d’un crime ou d’un délit ayant exposé les autorités judiciaires à d’inutiles recherches”. Elle est convoquée le 27 avril devant le tribunal correctionnel d’Agen.

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