mercredi 28 octobre 2020
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Moto de la gendarmerie (Matthieu Guyot/Essor)
Moto de la gendarmerie (Matthieu Guyot/Essor)

Dordogne : prison ferme pour un motard qui avait provoqué la mort d’un gendarme

Un motard de 53 ans, qui avait pris la fuite après avoir percuté un gendarme avec sa moto sur la route départementale 933 à Saint-Julien-d’Eymet lors d’un contrôle routier, provoquant la mort du militaire, a été condamné mardi à trois ans de prison, dont 18 mois ferme, par le tribunal correctionnel de Bergerac en Dordogne.

Les juges ont reconnu cet ouvrier agricole, absent à la lecture du délibéré, coupable d’homicide involontaire et a retenu le délit de fuite ainsi que l’excès de vitesse. Ils lui ont également retiré son permis, qu’il ne pourra pas repasser pendant trois ans. Lors du procès, le 10 septembre dernier, le ministère public avait requis une peine de deux ans de prison ferme.

Le chauffard avait refusé de s’arrêter

Les faits remontent au 28 février 2010, lors d’un banal contrôle routier sur une route départementale, à Saint-Julien-d’Eymet. Alors qu’il avait fait signe à un motard de s’arrêter, le gendarme Jacques Montouillout, un sous-officier de 49 ans de la brigade motorisée de Bergerac, avait été percuté par le chauffard qui avait refusé de s’arrêter. Sous la violence du choc — le prévenu roulait plus vite que les 90 km/h autorisés –, le militaire avait été projeté, tandis que le motard avait pris la fuite. Ce dernier avait fini par se rendre environ une heure plus tard à la gendarmerie de Bergerac tandis que le militaire décédait dans la soirée des suites de ses blessures.

Présenté au parquet de Bergerac le 2 mars 2010, le chauffard avait été mis en examen pour homicide involontaire aggravé par imprudence et délit de fuite, défaut de maîtrise, franchissement de ligne continue et plaque non conforme. Il avait été écroué le même jour.

Le ministre de l’Intérieur de l’époque, Brice Hortefeux, avait assisté le 4 mars à une cérémonie en hommage au militaire, élevé à titre posthume au rang de maréchal-des-logis-chef et décoré des insignes de chevalier de la Légion d’Honneur.

Mardi, aucun avocat n’a assisté à la lecture du délibéré. Présente, la veuve du militaire n’a pas souhaité parler à la presse. Elle était soutenue par quelques collègues de la victime.

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