vendredi 2 octobre 2020
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Moto de la gendarmerie (Matthieu Guyot/Essor)
Moto de la gendarmerie (Matthieu Guyot/Essor)

Deux gendarmes blessés sur l’A 10 : un automobiliste placé en détention

Un automobiliste originaire d’Orléans a été placé en détention samedi après avoir blessé dans une collision deux gendarmes d’un peloton motorisé mercredi soir, sur l’A 10, près de Mer, à 15 km au nord-est de Blois, a-t-on appris de source judiciaire. Alors qu’ils régulaient la circulation pendant que les pompiers combattaient un feu de broussailles, le long de la bande d’arrêt d’urgence, une voiture a percuté l’arrière du véhicule de patrouille des gendarmes.

Un des militaires s’est blessé à la jambe en sautant dans un fossé et sa collègue, assise dans la voiture, a été touchée aux cervicales. Le premier a obtenu 12 jours d’ITT et la seconde, cinq.

Devant le juge d’instruction, le jeune homme, qui aura 30 ans prochainement, a évoqué un malaise dû à un coup de fatigue. Les dépistages n’ont pas révélé de consommation d’alcool ni de stupéfiants. Mais pour le vice-procureur Jean Demattéis qui a requis son placement en détention provisoire, il s’agit d’un acte volontaire, l’automobiliste ayant voulu foncer sur les gendarmes.

La pré-expertise, réalisée jeudi, montre selon le magistrat qu’il n’y a pas eu de traces de freinage et que la Twingo conduite par le jeune homme ne montre pas de signe de défaillance.

Le conducteur sortait de prison et a un casier judiciaire chargé de 12 mentions, dont des faits de rébellion et de refus d’obtempérer, a souligné le procureur.

Le conducteur a été présenté, vendredi matin au parquet de Blois qui a décidé d’ouvrir une information judiciaire pour “tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique”. L’avocate de la défense, Me Eléonore Terrien-Freneau, a rejeté la thèse de la collision volontaire et penche pour une explication accidentelle.

Elle a demandé au juge des libertés et de la détention (JLD) de placer son client sous contrôle judiciaire. “Il aurait pu se tuer lui-même dans le choc, il n’a aucun mobile pour s’en prendre à des gendarmes. Il faut raison garder, il reste des points à éclaircir”, a fait valoir l’avocate.

La JLD a décidé de suivre les réquisitions du parquet, notamment en raison du caractère flou des explications du mis en cause et de ses antécédents judiciaires.

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