L'Essor

Des renforts à l’OCLCH pour lutter contre les crimes de haine

L'association controversée Génération identitaire, dans le viseur de la nouvelle division de lutte contre les crimes de haine de l'OCLCH (Crédit photo: Capture d'écran vidéo Génération identitaire).

De plus en plus sollicité, l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH) vient d’intégrer dix personnels supplémentaires. Ils travailleront notamment dans la nouvelle division lutte contre les crimes de haine.

Écusson de l’OCLCH.

Il faut dire que l’OCLCH, dirigée par le général Jean-Philippe Reiland, avait bien besoin de ces renforts. Crée en 2013, L’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (son nom complet) comptait seulement 20 gendarmes début 2020. Pour suivre des dizaines de dossiers très complexes comme les atrocités de tous ordres: Syrie, Irak, Liberia, Rwanda… En août 2020, l’OCLCH réalisait d’ailleurs un coup de maître, l’arrestation du financier du génocide rwandais.

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Au 15 février 2021, l’OCLCH se trouve saisi de 157 dossiers judiciaires, dont 18 confiés à la nouvelle division de lutte contre les crimes de haine. Créée en août 2020, elle a déjà apporté à 47 reprises – au cours du dernier trimestre 2020 – son appui à des unités de la Gendarmerie et de la Police. Pour rechercher les auteurs de propos de haine diffusés en ligne, les auteurs de tags antisémites ou autres inscriptions de croix gammées dans les cimetières juifs.

Génération identitaire dans le viseur de la division contre les crimes de haine

Dernier dossier en date de la nouvelle division, celui du groupe d’extrême droite Génération identitaire. Le procureur de Saint-Gaudens Christophe Amunzateguy vient en effet de co-saisir ce service et la brigade de recherches locale dans une enquête préliminaire pour “provocation publique à la haine raciale”. Cette enquête porte sur les propos tenus par des membres de Génération identitaire lors d’une opération anti-migrants, il y a un mois, dans les Pyrénées.

Cette co-saisine permettra de procéder à des auditions sur l’ensemble du territoire et de réaliser des analyses plus poussées de vidéos diffusées, notamment sur le site Youtube. Des commentaires “qui, à mon sens, entraient dans les qualifications pouvant être retenues
notamment provocation à la haine, notamment en ligne”
, selon le procureur. Le ministre de l’Intérieur a également demandé le 13 février la dissolution de cette association controversée.

PMG

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