vendredi 2 octobre 2020
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Gros plan sur le GSPR : des gendarmes et policiers pour protéger le président de la République

En mode officiel ou en mode privé et même intime, le président de la République, clé de voute des institutions de la Ve, reste protégé en permanence par le Groupe de sécurité de la Présidence de la République (GSPR).

Selon l’hebdomadaire people Closer, qui a révélé une liaison de François Hollande avec l’actrice Julie Gayet, la question de la sécurité du président mérite d’être posée car il ne disposerait alors pour sa protection que du garde du corps du GSPR qui pilote le scooter avec le président sur le siège arrière.

Gendarmes et policiers à égalité au sein du GSPR

Le GSPR, composé à égalité de policiers et de gendarmes, assure actuellement la sécurité rapprochée de François Hollande, en trois équipes (“rouge” d’alerte, “orange” en réserve, “verte” en repos ou à l’entraînement) d’une quinzaine d’hommes et de femmes qui se relaient jour et nuit, 365 jours par an, en France comme à l’étranger.

Lors d’un déplacement officiel, comme celui de François Hollande jeudi à Toulouse, l’équipe du GSPR forme le premier cercle de sécurité autour du président lorsqu’il se déplace en voiture ou à pied. Dans sa voiture, outre le chauffeur, un officier de sécurité dit “le siège” coordonne les déplacements du véhicule présidentiel, de la moto montée par deux gardes qui roule à la portière du président et de la “suiveuse” avec trois autres officiers de sécurité.

A pied, François Hollande est en permanence suivi ou précédé de quelques mètres par plusieurs gardes du corps, dont celui surnommé “l’épaule” qui se tient toujours à quelques dizaines de centimètres de lui. Ce premier cercle est renforcé par des cercles de plus en plus larges, de policiers ou de gendarmes, qui filtrent les mouvements du public ou des passants.

“Parfois imprévisible”

En mode privé (sorties familiales, amicales ou culturelles), l’équipe du GSPR se fait plus discrète mais le président bénéficie toujours d’une protection rapprochée avec son “épaule”. La voiture et la moto restent à proximité immédiate de l’immeuble ou du restaurant dans lequel se trouve le président.

Dans l’intimité, le dispositif est encore allégé. Mais cette protection tourne souvent au casse-tête pour le GSPR. François Hollande, dit-on de sources policières, est “parfois imprévisible” et demande que le dispositif soit plus souple. Au GSPR d’assurer alors un dispositif “conséquent” même “moins voyant que pour un déplacement officiel” car “sa sécurité ne peut être prise en défaut”.

Un terroriste aurait pu suivre le président…

Ce qui a été fait visiblement dans le cas des escapades présidentielles chez Julie Gayet à quelques pas de l’Elysée par la vérification de l’environnement de l’immeuble. Pour autant, souligne un spécialiste s’exprimant sous condition de l’anonymat, “il n’en reste pas moins que, même pour faire quelques centaines de mètres sur le siège passager d’un scooter conduit par un policier de confiance, connu avant son élection présidentielle, le président reste une cible”.

“Si des journalistes de Closer ont pu suivre à plusieurs reprises le scooter du président, n’importe quel terroriste ou exalté, pourrait aussi le faire”, relève-t-il, or “le président de la République a une obligation de sécurité vis-à-vis des Français, même dans sa vie la plus intime”.

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