dimanche 25 octobre 2020
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Des élus veulent d’ex-policiers ou militaires dans des collèges et lycées

Le député UMP Lionnel Luca a déposé une proposition de loi pour recruter des policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers ou militaires à la retraite comme assistants de prévention et de sécurité (APS), récemment installés dans les collèges et lycées.

“Les assistants de prévention et de sécurité dont la mission est l’encadrement et la surveillance des élèves peuvent être recrutés parmi les retraités des professions issues de la fonction publique liées à la sécurité”, selon ce texte. Entre un jeune “avec une formation sommaire”, qui peut se trouver “face à des situations difficiles”, et un retraité des forces de l’ordre, “ce n’est pas la même expérience, ni la même autorité”, a expliqué le député UMP Benoist Apparu, cosignataire de cette proposition de loi avec d’autres députés de droite, dont Marc-Philippe Daubresse et Eric Woerth.

“Il ne s’agit pas de remplacer tous les APS par des retraités des forces de l’ordre”, a souligné M. Apparu. Recruter de tels retraités permettrait, “dans le cadre du cumul emploi-retraite”, de donner la possibilité “à des personnes compétentes de former les jeunes surveillants qui sont aujourd’hui bien souvent désarmés devant tant de violence”, selon l’exposé des motifs de la proposition de loi.

Cette proposition de loi a été enregistrée en fin de semaine dernière à la présidence de l’Assemblée nationale et est actuellement étudiée, a indiqué le ministère de l’Education. Le ministère rappelle que les APS sont entrés en fonction à la rentrée 2012 et qu’un premier bilan est prévu début 2013. Pour la première fois dans l’Education nationale, une délégation ministérielle sur ce sujet a été mise en place et confiée au professeur Eric Debarbieux, qui a été auditionné à l’Assemblée en octobre, a rappelé une porte-parole.

Les 500 APS affectés cet automne dans les établissements “les plus difficiles”, après une formation, répondent à une promesse de campagne de François Hollande. Ce dispositif s’est ajouté à d’autres mis en place sous Nicolas Sarkozy, comme les équipes mobiles de sécurité (EMS), composées de personnels de l’Education nationale et de policiers ou gendarmes, lancées en 2009, ou les policiers ou gendarmes référents, mis en place en 2010 dans les établissements les plus exposés aux intrusions et violences aux abords. Le premier policier référent, portant son arme de service à la ceinture, avait été installé dans un lycée de Seine-et-Marne. Ce dispositif avait été mal accueilli par des chefs d’établissements, des enseignants et des parents.

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