mercredi 28 octobre 2020
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Délinquance dans les Bouches-du-Rhône: moins de braquages, plus de vols à l’arraché

Le préfet de police des Bouches-du-Rhône a dressé vendredi un bilan contrasté de la délinquance dans le département en 2012, se félicitant de la forte baisse des braquages tout en s’inquiétant de l’augmentation des vols avec violence.

“En 2012, on a assisté à une forte baisse des vols à main armée, de l’ordre de 27% dans les Bouches-du-Rhône, et de plus de 32% à Marseille” par rapport à 2011, a affirmé Jean-Paul Bonnetain lors d’une conférence de presse. Les interpellations des auteurs de ces faits montrent qu’il ne s’agit plus d'”équipes structurées et stables de délinquants professionnels”, mais “de groupes de jeunes délinquants opportunistes souvent issues des cités”, précise la préfecture.

Par ailleurs, les vols avec violence, dont ceux à l’arraché de colliers, ont augmenté dans le département de 6,3% et de 3,8% à Marseille. Or, c’est cette délinquance au quotidien qui préoccupe le plus la population, s’est ému M. Bonnetain, car “elle peut arriver à tout endroit, toute heure et à tout âge” et “alimente l’insécurité”.

“Information et renseignement, le nerf de la guerre”

Entouré des procureurs d’Aix-en-Provence et de Marseille, ainsi que des chefs départementaux des services de police et de gendarmerie, M. Bonnetain a insisté sur trois axes prioritaires en 2013: “plus de visibilité” sur le terrain, “une exigence de mobilité” des forces de sécurité et surtout partager entre les services “information et renseignement, le nerf de la guerre”.

Le préfet s’est ainsi félicité d’un taux d’élucidation proche de 70% pour les homicides (38 à Marseille) et d’environ 40% pour les règlements de compte (18 à Marseille). “En terme de nombre d’affaires, c’est stable par rapport à 2011 mais le nombre de victimes est en augmentation”, a souligné Christian Sainte, le patron de la PJ marseillaise, le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, précisant quant à lui que les auteurs de ces règlements de comptes étaient beaucoup moins liés au grand banditisme qu’avant mais plutôt issus de cités sensibles sur fond de guerres entre stupéfiants. En 2011, la préfecture de police avait recensé 15 règlements de comptes à Marseille (23 victimes dont 13 décédées).

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