lundi 26 octobre 2020
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Un jeune conducteur qui avait percuté et tué un gendarme fin 2009 lors d'un contrôle routier dans l'Yonne, a été condamné ce jeudi 20 octobre à trois ans de prison et à cinq ans d'interdiction de permis pour "homicide involontaire" par le tribunal correctionnel d'Auxerre.

Décès d’un gendarme fauché dans l’Yonne: trois ans ferme pour le chauffard

Un jeune conducteur qui avait percuté et tué un gendarme fin 2009 lors d’un contrôle routier dans l’Yonne, a été condamné ce jeudi 20 octobre à trois ans de prison et à cinq ans d’interdiction de permis pour “homicide involontaire” par le tribunal correctionnel d’Auxerre.Le parquet, qui avait requis une peine de six ans ferme pour “homicide involontaire aggravé”, assortie de dix ans d’interdiction de permis, a fait appel du jugement. Le chauffard sera rejugé l’an prochain. Il encourt une peine maximale de dix ans de prison, selon le parquet.
Au moment des faits, le 13 octobre 2009, les tests d’alcoolémie et de stupéfiants s’étaient révélés négatifs. L’automobiliste, alors âgé de 21 ans et dont le permis probatoire à six points avait été annulé en juillet 2009 à la suite de deux infractions, dont une pour excès de vitesse, avait été interpellé sur les lieux du drame et placé en garde à vue. Il roulait à 141 km/h, selon le radar de la gendarmerie, sur une route où la vitesse est limitée à 90 km/h et avait refusé de stopper son véhicule, percutant de plein fouet l’adjudant Philippe Dauschy, 55 ans, qui s’apprêtait à l’intercepter.
La victime avait été projetée à plusieurs dizaines de mètres du point d’impact et tuée sur le coup.L’accident s’était produit lors d’une opération de contrôle de vitesse sur la route nationale 151, sur la commune de Merry-Sec (Yonne), entre Auxerre et Clamecy.
Le ministre de l’Intérieur de l’époque, Brice Hortefeux, était venu rendre hommage à la famille et aux collègues du gendarme, au peloton autoroutier d’Appoigny (Yonne), près d’Auxerre. A cette occasion, M. Hortefeux avait également demandé qu’une réflexion soit engagée pour envisager “la confiscation” du véhicule d’un automobiliste contrôlé alors qu’il est “sous le coup d’une suspension de permis” ou présente un “défaut d’assurance”.

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