jeudi 4 mars 2021
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Face au Covid-19 la Gendarmerie mobilisée. Un gendarme mobile contrôle une attestation de déplacement, le 18 mars, dans l’Essonne (Photo: L.Picard/L'Essor).
Face au Covid-19 la Gendarmerie mobilisée. Un gendarme mobile contrôle une attestation de déplacement, le 18 mars, dans l’Essonne (Photo: L.Picard/L'Essor).

Covid-19 : une crise sans précédent, une mobilisation sans faille

Face à la pandémie de Covid-19, la Gendarmerie a su mobiliser l’ensemble de ses forces en un temps record. Il lui a fallu se réorganiser et s’adapter dans des circonstances difficiles.

C’est en période de crise que l’on découvre sur qui on peut compter. Dans le cadre de la pandémie de coronavirus SARS-CoV-2, la Gendarmerie a répondu présent au “Nous sommes en guerre” présidentiel. Sa première mesure a été la mise en place d’un plan  de  continuité  de  son  activité.

Il prévoit notamment le report ou l’annulation de missions non prioritaires. Ce qui ne recouvre évidemment ni les atteintes aux biens et aux personnes. Ni, d’ailleurs, la défense des points d’intérêt vital, comme  la  protection  des  centrales nucléaires.

Une manœuvre inédite

Avec les mesures gouvernementales de confinement et de fermeture  d’établissements  accueillant  du public, tous les centres de formation et les écoles de la Gendarmerie ont été fermés. Dans une manœuvre inédite, l’Institution a alors redéployé “les 3.700 élèves officiers, sous-officiers et volontaires, […] dans l’ensemble des unités du territoire français, afin de prêter main-forte aux effectifs fortement mobilisés”.

Les unités se sont alors majoritairement concentrées sur le contrôle du respect des mesures de confinement. Une mission qui a concerné tous les gendarmes. Enquêteurs des unités de recherches ou gendarmes secouristes des PGHM, tous ont ainsi pu se retrouver à contrôler les attestations de déplacement dérogatoire, et à verbaliser les contrevenants.

L’Institution a également incité les usagers à privilégier la brigade numérique pour ce qui ne relève pas de l’urgence. Cette unité virtuelle implantée à Rennes a été musclée pour l’occasion, passant ses effectifs de 20 à 70 personnels. Un renfort bienvenu : au 1er  avril, elle enregistrait environ 2.000 sollicitations par jour, soit 7 à 8 fois plus qu’avant la crise.

Les moyens spéciaux à contribution pour lutter contre le Covid-19

Dans le même temps, il a fallu assurer le quotidien. En effet, même si l’activité délinquante s’est considérablement ralentie, elle n’a pas été réduite à néant.

Des escrocs ont d’ailleurs tenté de profiter de la pandémie en adaptant leurs activités délictuelles. Certains se sont ainsi fait passer pour des gendarmes en organisant de faux contrôles, durant lesquels ils exigeaient le paiement des amendes de 135 euros en liquide. D’autres, repérés par les cyber-gendarmes du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N), ont tenté d’écouler des masques de protection FFP3, pourtant réquisitionnés.

Dans un premier temps, la Gendarmerie n’a pas fait appel à ses réservistes, avant de les mobiliser ponctuellement. Une décision justifiée par la volonté d’éviter les contaminations : les gendarmes d’active travaillaient eux-mêmes par bordées, pour se croiser au minimum. Au-delà, la Gendarmerie a su mettre ses moyens spéciaux à contribution pour lutter contre le SARS-CoV-2. Entre autres belles initiatives, les spécialistes du pôle judiciaire de Pontoise ont ainsi fabriqué du gel hydro-alcoolique et fourni du matériel de protection aux soignants, tandis que le laboratoire mobile de l’IRCGN dépistait le Covid-19 au profit de l’hôpital de Garches (Hauts-de-Seine).

Lire aussi: Les experts de l’IRCGN mènent l’enquête technique sur les incendies de Générac, dans le Gard

Une implication tous azimuts, qui est appelée à durer jusqu’au 11 mai, date provisoire pour un déconfinement progressif, mais aussi au-delà. La stratégie est résumée par le titre d’un billet de blog du directeur général : “Etre et durer.

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