jeudi 1 octobre 2020
Accueil / Opérationnel / Couteau ou taser? Enquête de l’IGGN pour déterminer les causes d’un décès

Couteau ou taser? Enquête de l’IGGN pour déterminer les causes d’un décès

Une enquête a été ouverte mardi dans les Pyrénées-Orientales pour déterminer les causes de la mort d’un homme qui s’était blessé lundi soir avec un couteau au moment même où il était maîtrisé au taser par les gendarmes, a-t-on appris de source judiciaire.

Une autopsie va être réalisée mercredi pour savoir si cet homme de 46 ans, décédé dans la nuit à l’hôpital de Perpignan, est mort des suites du coup de couteau ou de l’impulsion électrique du pistolet taser, une arme en principe non létale utilisée par les gendarmes ou les policiers.

L’enquête en cours est confiée à l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale (IGGN), chargée des enquêtes internes et à la section de recherches de la Gendarmerie de Montpellier “afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cet événement”, a déclaré le procureur de Perpignan Achille Kiriakidès.

L’IGGN saisie

Les gendarmes ont été appelés lundi vers 19H30 dans un lotissement résidentiel de Saint-Estève, par la compagne de cet homme, pour intervenir dans un conflit conjugal. De source judiciaire, on indique que les gendarmes ont fait face à un homme “très excité, armé d’un couteau”. Le face à face a duré plusieurs heures jusqu’à ce que l’homme se dirige vers un gendarme, couteau à la main, précise -t-on de même source.

Le gendarme se sentant menacé a fait usage de son pistolet à impulsion électrique. “L’homme s’est écroulé sous l’effet de l’impulsion électrique” et se “serait porté un coup de couteau en tombant”, a rapporté le procureur.

Le gendarme était en garde à vue mardi, une procédure considérée comme classique dans les enquêtes de l’IGGN.

Crowdfunding campaign banner

Un commentaire

  1. michel83

    Il est toujours regrettable de lire que dans de tellles circonstances le gendarme se trouve en garde à vue. Qu’il y ait enquête cela est normal mais pour un sous-officier qui n’a fait que se défendre on pourrait éviter cette garde à vue qui risque de le traumatiser pour le reste de sa carrière , “rester à la disposition” des enquêteurs cela reviendrait au même.
    Il faudrait revoir la base de la garde à vue, sa nécesité ?
    Je souhaite beaucoup de courage dans cette épreuve à ce gendarme.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *