mercredi 28 octobre 2020
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Corse : Police et Gendarmerie doivent oeuvrer ensemble

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a exigé lundi à Bastia que Police et Gendarmerie travaillent ensemble en matière de police judiciaire, notamment avec la constitution d’équipes mixtes d’enquêtes pour un travail “en profondeur”.

“Quelles que soient les décisions qui ont été prises par le passé, ou non mises en œuvre, j’exige que Police et Gendarmerie œuvrent ensemble. C’est vrai en sécurité publique, mais aussi en police judiciaire”, a dit M. Valls lors d’une conférence de presse. Lors d’une visite en Corse en 2009, la ministre de l’Intérieur de l’époque, Michèle Alliot-Marie, avait annoncé la même décision qu’elle venait de prendre à l’issue d’une réunion avec les chefs de services de sécurité.

M. Valls et la garde des Sceaux, Christiane Taubira, qui tenaient une conférence de presse commune à l’issue d’un déjeuner de travail, ont estimé que les co-saisines (Police, Gendarmerie) et les équipes mixtes constituaient une “nécessité”. “Face aux évolutions de la criminalité, à son emprise (sur) des secteurs qui se développent dans le domaine foncier, immobilier, BTP, tourisme, des jeux, de la nuit, dans tous ces domaines, nous voyons bien où prospère le crime”, a relevé M. Valls.

S’il a noté que l'”on a peut-être tout essayé en Corse en ce domaine, la négociation directe, la négociation clandestine, les coups de menton, les actions commandos, le relâchement, nous ne pouvons vaincre ce système mafieux que par une action de long terme et en profondeur”, a-t-il ajouté. Or, “cela nécessite une très grande implication, une très grande mobilisation”, a ajouté M. Valls, estimant que si lui et Mme Taubira étaient venus ensemble, “sur le terrain, les choses doivent se passer de la même manière”.

Les deux ministres ont “décidé de mieux faire travailler les équipes autour de l’autorité judiciaire, de décloisonner les services d’enquête et de mutualiser le renseignement criminel. En Corse, où “la situation est grave”, a indiqué M. Valls, “on ne peut offrir de perspective économique pour la Corse et les Corses dans la République si ce climat de peur instauré par ces assassinats continue”.

Il a rencontré “hier et ce matin des Corses, des habitants de l’île qui nous disent “nous avons peur de parler”, et ce que nous disent souvent les élus, dans le secret de nos discussions, c’est qu’il y a une chape de plomb, il y a des pressions, notamment dans le domaine foncier”. Des élus “m’ont fait part du fait qu’ils sont menacés, cela demande qu’ils soient protégés, l’État prendra ses responsabilités”, a ajouté le ministre.

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