lundi 26 octobre 2020
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Un site d'orpaillage illégal en Guyane (Crédit photo: DR).

Guyane : les gendarmes et les militaires ont quitté Dorlin, haut lieu de l’orpaillage clandestin

Le préfet de Guyane Eric Spitz a confirmé le départ “il y a une semaine” des 12 militaires et du gendarme qui restaient à Dorlin. “Mais ils ont tous été redéployés sur Maripasoula”, a-t-il précisé. Une autre source a évoqué le départ de 15 militaires dont trois gendarmes. Le secteur de Dorlin, isolé, est situé à plusieurs heures de pirogue puis de quad sur des pistes en forêt, du bourg de Maripasoula, commune la plus étendue de France. Il est connu pour sa richesse en or.

“Il s’agit d’une expérimentation”, a expliqué le préfet. “En accord avec l’opérateur minier Auplata présent à Dorlin, une piste aérienne a été aménagée” et “si les orpailleurs clandestins se mettaient à vouloir réinvestir Dorlin, nous pourrions y intervenir de façon rapide voire, si nécessaire, y réinvestir les lieux de façon permanente”, a-t-il assuré. “Si l’orpaillage illégal stagne ou est en baisse sur l’ensemble de la Guyane, il est en forte augmentation sur le haut Maroni, nous avons donc décidé de redéployer des personnels à proximité de chantiers illégaux plus visibles des populations”, a encore dit M. Spitz.

Le secteur de Dorlin qui fait aussi partie du sud-ouest guyanais et avait longtemps échappé à la souveraineté de l’État entre deux opérations ponctuelles de lutte contre cette activité illicite, avait finalement été investi par les autorités françaises en juillet 2012, 15 jours après le meurtre à l’arme de guerre de deux militaires, le 27 juin, lors d’une opération Harpie de lutte contre l’orpaillage illégal.

Des gendarmes mobiles dédiés à l’opération Harpie

Deux gendarmes avaient été blessés dans la même fusillade. Pour expliquer ce départ des militaires de Dorlin, une source proche du dossier évoque dans Guyaweb un problème de “non renouvellement du budget des forces armées de Guyane affrété à la logistique” de la mission Harpie. Selon le préfet, “les effectifs des armées en Guyane sont pérennisés pour les cinq ans à venir”.

Entre début 2012 et début décembre 2013, 126 gendarmes mobiles sur 475 dédiés à l’opération Harpie ont été retirés de la forêt pour venir renforcer les effectifs du littoral afin de mieux lutter contre la délinquance urbaine qui frappe la Guyane.

Harpie, lancée en 2008 et pérennisée en 2010, est pilotée par le préfet et conduite sur le terrain par la Gendarmerie nationale, renforcée des forces armées. En décembre, le patron de la Gendarmerie en Guyane, le général Lambert Lucas, avait constaté l’impuissance de cette opération de lutte contre l’orpaillage clandestin.

Lire sur le même sujet: Orpaillage clandestin: le constat d’impuissance du patron de la Gendarmerie en Guyane

 

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Un commentaire

  1. GCdecoeur

    Quelle honte … et j’en ai marre de lire ou entendre : “les gendarmes ET les militaires” … mieux vaut dire : ” les militaires dont trois gendarmes” … et “(..) renforcée des autres forces armées” et non “(…) renforcée des forces armées” …Continuons à prononcer ou laisser prononcer ces termes et l’Arme disparaîtra !!!!

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