jeudi 1 octobre 2020
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Burundi : 16 gendarmes français dont 9 du GIGN au cœur de la crise

Une trentaine de morts en l’espace d’un mois, c’est le bilan provisoire des affrontements dans la capitale burundaise, Bujumbura. Depuis le 26 avril, des milliers de Burundais manifestent contre la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, qu’ils jugent inconstitutionnel. Profitant de cette instabilité, l’ancien chef du service des renseignements burundais Godefroid Niyombare, a annoncé mercredi 13 mai la destitution du président. Un coup d’Etat qui a finalement échoué. C’est dans ce contexte que 16 gendarmes français ont été déployés pour renforcer le dispositif de protection de l’ambassade de France et veiller à la sécurité des ressortissants français.

La tâche pourrait s’avérer plus ardue que prévu. Le détachement composé de sept gendarmes mobiles de l’EGM 34/2 Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et de neuf membres du GIGN assiste à des violences devenues quotidiennes dans les quartiers voisins de l’ambassade (Nyakabiga, Jabe). Aux jets de pierre des manifestants répondent les jets de grenades lacrymogènes et les tirs de la police locale. Des face-à-face très tendus ont également lieu entre militaires et policiers burundais, deux forces ayant des difficultés à cohabiter.

L’assassinat, samedi 23 mai au soir, de Zedi Feruzi, président d’un petit parti d’opposition, a remis le feu aux poudres. Les opposants au président appellent désormais à une reprise des manifestations avec encore plus de « vigueur ».

De son côté, le ministère français des Affaires étrangères se dit préoccupé à la fois par les violences et la dégradation du climat politique. « Nous souhaitons l’ouverture du dialogue pour engager la désescalade car seule une solution politique conforme au modèle de réconciliation consacré par l’accord d’Arusha permettra de mettre fin à la crise » fait savoir le Quai d’Orsay.

Photo : Manifestants exultant leur joie le mercredi 13 mai 2015 après l’annonce d’un coup d’Etat. (Crédit : Thomas leger via Wikimedia Commons).

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Un commentaire

  1. La honte pour ce Ministre qui souhaite un dialogue, pense t’il aux gendarmes envoyés en ces lieux et, à leurs famille: il faut sortir son fils de prison et,l’envoyer en ces lieux.

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