mercredi 22 mai 2019
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Illustration (SD/L'Essor).

Braqueur blessé par des gendarmes en Alsace : la légitime défense privilégiée

 

Les deux gendarmes qui ont blessé un braqueur lundi soir en Alsace près de Saverne ont manifestement agi de manière “justifiée et proportionnée” puisqu’ils se sont sentis menacés, a indiqué mardi le parquet. Ils pourraient donc bénéficier de la légitime défense. Leur garde à vue a été levée ce mardi. Au total, les gendarmes ont tiré huit fois.

Deux gendarmes qui ont grièvement blessé par balle, lundi près de Saverne (Bas-Rhin), un voleur qui les menaçait avec une arme factice, semblent avoir agi de manière “justifiée et proportionnée” puisqu’ils se sont sentis menacés, a indiqué mardi le parquet.
“Compte tenu des éléments en notre possession, il semble qu’effectivement les gendarmes aient réagi à une agression, pour se protéger, de manière proportionnée”, a déclaré lors d’un point de presse le procureur de Saverne, Philippe Vannier, précisant que la garde à vue des deux fonctionnaires avait été levée mardi.

Le malfrat dans un état stable

Sous réserve de nouveaux éléments qui seraient éventuellement apportés par l’audition du voleur présumé et de sa compagne – lesquels n’ont pas encore pu être entendus -, “on peut dire que la réaction des gendarmes a été justifiée et proportionnée”, a insisté le magistrat.
La victime, un homme de 44 ans “connu pour des problèmes de circulation routière et pour des vols”, a été touchée d’une balle à l’abdomen. Il se trouvait mardi dans un état jugé préoccupant à l’hôpital universitaire de Strasbourg.

Son état est stable, mais il y a un risque de surhémorragie”, selon M. Vannier. Le pronostic des médecins reste réservé, a-t-il dit.

La compagne internée

Sa compagne de 35 ans n’a pas pu être entendue car, devant l’incohérence de ses propos, elle a été hospitalisée d’office.
Les gendarmes avaient été appelés au domicile du couple car, plus tôt, celui-ci avait refusé de payer le carburant de son scooter, pour la modique somme de 11,28 euros, et avait menacé le gérant d’une station-service avec des armes de poing – qui par la suite se sont avérées factices.
Une fois chez lui, l’homme a remarqué que deux gendarmes s’approchaient de son domicile. “Il leur a vociféré quelque chose, a porté la main à sa ceinture“, a raconté le procureur. Les militaires ont crié “Gendarmerie!” et “lui ont demandé de lever les mains, mais il a sorti une arme de sa ceinture et l’a braquée contre les gendarmes“.

Des répliques très ressemblantes

Après une sommation, l’homme “a continué de braquer son arme” sur eux, ainsi que sa compagne qui entre-temps était sortie elle aussi.
“Les gendarmes ont tiré, une balle a touché l’homme à l’abdomen. Il est tombé au sol et la femme a enfin obtempéré aux sommations et s’est rendue”, selon M. Vannier. Au total, l’un des gendarmes a tiré six fois et son collègue deux fois.
Les armes factices utilisées par le couple de voleurs présumés étaient des “répliques très exactes” et “très ressemblantes” d’armes véritables, si bien que les deux militaires “se sont nécessairement sentis menacés”, selon le magistrat.

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