vendredi 30 octobre 2020
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Bonbonnes de gaz devant une usine : le système de mise à feu factice

Les salariés d’une fonderie de l’Allier menaçaient toujours mercredi de faire sauter leur usine en redressement judiciaire, mais le système de mise à feu de leurs bonbonnes de gaz est factice selon la Gendarmerie, ce que contestent les salariés.

“Nous sommes allés sur place. Les fils reliant les bonbonnes de gaz propane sont factices, de même que les prétendus systèmes de mise à feu”, a expliqué le capitaine Huot Marchand, de la gendarmerie de Moulins. “Il n’y a aucun danger, aucun risque”, a-t-il dit.

La centaine de manifestants réunis avaient montré devant les caméras des journalistes un réseau de fils électriques installés sur des bonbonnes de gaz devant l’entrée de l’entreprise et affirmé vouloir “tout faire sauter” si une solution n’était pas trouvée. “Ce n’est pas factice. C’est opérationnel. On peut faire sauter les bouteilles. Il n’y a pas besoin d’avoir fait les grandes écoles pour cela”, a cependant assuré Gabriel Gawin, délégué syndical CFTC qui a lui-même participé à la mise en place des bouteilles de gaz.

“Pétroplus, Florange, PSA: le gouvernement se mobilise pour trouver des solutions et faire en sorte que l’emploi soit préservé et l’indemnisation des salariés assurée. DMI Vaux: 170 familles dans la tourmente et le gouvernement ne fait rien ! Cherchez l’erreur”, a souligné dans un communiqué Didier Verrier, secrétaire du comité d’entreprise. “Un groupe américain (DMI Inc.) ruine les emplois et met en difficultés tout un bassin d’emplois sinistrés et aucune réponse n’est apportée. Rien de pire que le silence ! Les salariés demeurent mobilisés et tout est à craindre”, ajoute-t-il.

Les protestataires sont rassemblés devant l’usine depuis mardi matin. La fonderie produit des pièces en aluminium pour l’industrie automobile, dont Renault. Elle a été placée en redressement judiciaire le 24 juin 2012. Lundi, l’administrateur judiciaire Grégory Wautot avait indiqué aux élus du comité d’entreprise que sauf revirement de dernière minute, l’entrepreneur Gianpierro Colla (CMV Aluminium), unique repreneur potentiel, ne ferait pas d’offre de reprise. “DMI Inc. a toujours soutenu l’entreprise. Elle y a investi près de 10 millions d’euros. L’administrateur judiciaire fait tout pour trouver une solution pérenne. Nous regrettons la situation. Mais nous attendons la fin des discussions entre M. Colla et Renault”, a de son côté déclaré un porte-parole de la direction de DMI Vaux.

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