mercredi 28 octobre 2020
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Le procès de Miguel Duquenet, cousin d'un gitan dont la mort à un barrage de gendarmerie en 2010 avait provoqué des violences dans la région de Saint-Aignan (Loir-et-Cher), s'est ouvert mardi devant le tribunal correctionnel de Blois où il est jugé pour refus d'obtempérer.

Blois : ouverture du procès de Miguel Duquenet pour refus d’obtempérer

Le procès de Miguel Duquenet, cousin d’un gitan dont la mort à un barrage de gendarmerie en 2010 avait provoqué des violences dans la région de Saint-Aignan (Loir-et-Cher), s’est ouvert mardi devant le tribunal correctionnel de Blois où il est jugé pour refus d’obtempérer.

Miguel Duquenet, 40 ans, conduisait la voiture à bord de laquelle son cousin Luigi a été tué par balle, le 16 juillet 2010 à Thésée-la-Romaine (Loir-et-Cher). Miguel, qui n’a pas de permis de conduire, est accusé d’avoir forcé le barrage et refusé de s’arrêter. Il est jugé pour refus d’obtempérer aggravé, délit passible de 5 ans de prison, et pour conduite sans permis.

Le procès, tenu avec des moyens policiers renforcés et en présence de plusieurs membres de la famille du prévenu, est prévu pour durer tout l’après-midi. Le jugement est attendu dans la soirée. Le gendarme auteur du coup de feu mortel, qui a toujours affirmé avoir tiré en état de légitime défense, avait été mis en examen pour coups mortels. Il a finalement bénéficié d’un non-lieu, confirmé vendredi dernier par la cour d’appel d’Orléans.

Les avocats des Duquenet ont contesté ce non-lieu et la légitime défense, rappelant que l’expertise avait précisé que Miguel roulait à basse vitesse –10,6 km/h– lorsque le gendarme a ouvert le feu.

Soupçonné d’avoir délibérément foncé sur les gendarmes, Miguel avait été d’abord mis en examen pour tentative d’homicide, un crime passible des assises. Mais les faits ont été requalifiés in extremis en même temps qu’était annoncé le non-lieu pour le gendarme. Celui-ci s’est porté partie civile, comme un autre militaire.

L’avocat de la famille Duquenet, Me Jean-Claude Guidicelli, n’a cessé de dénoncer un procès “politisé” et un “acharnement judiciaire” contre Miguel pour justifier une “bavure” des gendarmes.

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