lundi 12 avril 2021
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Blois a été le théâtre de violences urbaines dans la nuit de mardi à mercredi - photo d'illustration (M. GUYOT/ESSOR)
Blois a été le théâtre de violences urbaines dans la nuit de mardi à mercredi - photo d'illustration (M. GUYOT/ESSOR)

Blois: forte mobilisation de la Gendarmerie après les violences urbaines

Après les violences urbaines de la nuit du 16 au 17 mars 2021 à Blois, deux escadrons de gendarmes mobiles, 50 gendarmes départementaux et l’ antenne-GIGN (AGIGN) de Tours ont été dépêchés dans le chef-lieu du Loir-et-Cher.

Des policiers de Châteauroux, de Tours, d’Orléans et du Mans avaient également été appelés en renfort dans la nuit. Pas moins de 300 membres des forces de l’ordre étant ainsi mobilisés sur le terrain. Objectif: assurer le retour au calme dans les quartiers nord de la ville, embrasés après un grave accident de la circulation consécutif à un refus d’obtempérer.

Un refus d’obtempérer à l’origine des incidents

Tout a commencé mardi en fin d’après-midi, vers 18h30. Un conducteur refuse d’obtempérer au contrôle d’une équipe de policiers de la brigade anti-criminalité (Bac). Pris en chasse par les fonctionnaires, le véhicule grille un feu rouge. Il percute alors deux autres voitures avant de faire un tonneau et de se retrouver sur le toit. Si le chauffard parvient à s’enfuir, ses deux passagers de 15 et 18 ans, qui ne portaient pas la ceinture de sécurité, sont blessés. Les secours les ont transporté à l’hôpital. Deux jeunes d’ailleurs bien connus des services de police. Le plus âgé pour vingt faits de droit commun et le plus jeune pour sept. L’un d’entre eux est ce jeudi toujours en urgence absolue. Les conductrices des deux voitures percutées n’ont quant à elles été que légèrement.

Selon le procureur de la République de Blois, les forces de l’ordre qui sécurisaient la zone ont commencé à être prises à partie un peu plus d’une heure après les faits. “Dans un temps bref, au regard, semble-t-il, de rumeurs sur les réseaux sociaux, se sont regroupés plusieurs dizaines d’individus hostiles aux forces de l’ordre”, explique de son côté le maire de Blois Marc Gricourt dans un communiqué. Ses rumeurs porteraient notamment sur l’utilisation d’armes à feu par les policiers pour arrêter la voiture. Ce que dément catégoriquement l’édile. Des affirmations corroborées par une enquête de France 3.

Trois enquêtes ouvertes

Toujours est-il que les émeutiers se déchaînent, brûlant du bitume, une voiture et des caddies devant un supermarché Aldi. Le magasin, ouvert depuis une semaine, étant lui-même dégradé. Dans la soirée, la tension monte encore d’un cran. Des jeunes ont tenté, sans succès, d’incendier une station-service Avia. Un fourgon est même subtilisé et lancé sur les pompiers et les forces de l’ordre. Ces dernières font alors feu à douze reprises pour tenter d’arrêter la course folle du véhicule après que le conducteur s’en soit éjecté. Le camion terminera “dans une haie végétale”, sans faire de blessé, a précisé le procureur.

Une centaine d’émeutiers auraient participé aux destructions. Aucun blessé n’est à déplorer, d’un côté comme de l’autre. Policiers et gendarmes n’ont procédé à aucune interpellation.

Lire aussi: Un gendarme retrouvé mort chez lui près de Montpellier

Le procureur a ouvert une enquête, confiée à la police judiciaire d’Orléans, pour tentative d’homicide volontaire sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Les policiers de Blois se voient confier deux autres enquêtes de flagrance. Une première pour refus d’obtempérer concernant le conducteur de la voiture, toujours en fuite 24h plus tard. Une autre concernant les violences urbaines de la nuit de mardi à mercredi.

Hier soir, le calme était revenu sur les quartiers nord de Blois. Déployées en nombre, les forces de l’ordre n’ont déploré aucun incident majeur.

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4 Commentaires

  1. DRAILLET

    Beaucoup de monde c’est bien mais pour quel résultat là est la question !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  2. Laurent Scmidt

    TRÈS VITE LE PEN !

  3. ochain

    ce qui etait reservé au tres grandes villes ou à la seine saint denis commence à toucher des villes moyennes qui jusqu ici étaient largement epargnees. Ce phenomene de contagion devant l’inertie générale des pouvoirs publics fait que plus aucune region ne sera prochainement epargnée. Comme les saisies de stup, l’exceptionnel devient le quotidien, partout banalisé. Pendant ce temps là, les bonnes ames lancent des messages de subversion et s’interessent à la surpopulation carcérale, le mal absolu, comme le racisme.

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