mercredi 30 septembre 2020
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6 juin 2014 à Ouistreham (Photo S.Desmares, l'Essor)

B.Cazeneuve condamne le mitraillage de la gendarmerie de Bastia

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et le président de la Collectivité territoriale de Corse,  Paul Giacobbi, ont fermement condamné, jeudi à Ajaccio, le mitraillage de la gendarmerie de Bastia, qui n’a pas fait de victime. Bernard Cazeneuve, qui effectue sa première visite en Corse, a condamné “avec la plus grande fermeté cet acte lâche” avant de présider à la préfecture de région une réunion des chefs des forces de sécurité intérieure déployées dans l’île.

Cette action mérite “la réaction la plus ferme”, a dit le ministre qui a apporté son “plein et entier soutien” aux gendarmes et policiers, assurant que les auteurs du mitraillage seraient “arrêtés”. Le tir à l’arme automatique, qui n’a pas fait de victime, a été perpétré vers 04H30 sur la façade vitrée et un mur d’enceinte de la caserne de Montesoro à Bastia, qui abrite le groupement de gendarmerie de Haute-Corse. Une vingtaine d’impacts ont été relevés par les enquêteurs. Le tir aurait été effectué par une ou deux personne(s) circulant sur un véhicule à deux roues. Un engin de ce type a été découvert peu après par les enquêteurs près de l’hôpital de Bastia.

Un acte particulièrement grave

En décembre 2013, la caserne ce Montesero, de même qu’une autre gendarmerie à Ajaccio, avaient été visées par deux tirs de roquettes antichar qui n’avaient pas fait de victime. L’enquête a été confiée conjointement à la Police judiciaire et à la Gendarmerie qui vont notamment visionner les enregistrements des caméras de surveillance de la caserne. Paul Giacobbi a déclaré que “cet acte particulièrement grave intervient alors (…) qu’un processus de dialogue a été engagé entre le gouvernement et la représentation territoriale depuis plusieurs mois, sur des dossiers essentiels”. Cette action, a-t-il ajouté” dans un communiqué, est “une tentative de déstabilisation à l’encontre du large consensus obtenu sur les questions constitutionnelles, linguistiques et foncières à l’Assemblée de Corse.”

“Frapper le crime organisé au cœur de ses intérêts fonciers”

Bernard Cazeneuve, qui a déposé en début de matinée une gerbe à la préfecture sous la plaque à la mémoire du préfet Claude Erignac assassiné à Ajaccio en 1998. Dans le discours prononcé à la préfecture,le ministre a souligné que “la stratégie de lutte contre la criminalité organisée passe par le renforcement des moyens”, en particulier par le rapprochement de la Police et de la Gendarmerie en matière de police judiciaire.

“J’ai donné des instructions très claires” aux chefs des forces de sécurité, a-t-il dit, se félicitant que “des coups très durs ont été portés au grand banditisme, au terrorisme et au trafic de stupéfiants”. Sans jamais citer le mot “mafia”, contrairement à son prédécesseur Manuel Valls, il a de nouveau souligné qu’il fallait “impliquer l’administration des finances et des douanes pour frapper le crime organisé au cœur de ses intérêts fonciers et dans le secteur des marchés publics”.

Dans l’après-midi, il devait prononcer un discours à huis clos dans une caserne d’Ajaccio sur les projets gouvernementaux de rapprochement de la Police et de la Gendarmerie, puis se faire présenter à Corte en Haute-Corse le dispositif de lutte contre les incendies de forêt avant de se rendre à Bastia pour la fin de sa visite où il ira à la caserne de Montesoro mitraillée.

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