dimanche 27 septembre 2020
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Le général Favier salue Jean-Pierre Virolet en arrivant au congrès de l'UNPRG d'Obernai. Il y avait plaidé pour un rapprochement des associations de la Gendarmerie. (Photo: MG/L'Essor)
Le général Favier salue Jean-Pierre Virolet en arrivant au congrès de l'UNPRG d'Obernai. Il y avait plaidé pour un rapprochement des associations de la Gendarmerie. (Photo: MG/L'Essor)

Barrage du Tarn : le général Favier, directeur de la Gendarmerie, exclut de suspendre le tireur de la grenade

Le directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN) Denis Favier a exclu mercredi soir de suspendre le gendarme qui a tiré la grenade suspectée d’avoir provoqué la mort de Rémi Fraisse sur le site du barrage contesté de Sivens.

Après avoir exprimé “une pensée de compassion” pour la famille de ce manifestant de 21 ans, le patron des gendarmes a dit à BFMTV accorder son “soutien total” à l’escadron qui a dû faire face aux manifestants le week-end dernier à Sivens dans le Tarn. “J’estime qu’il n’y a pas de faute intentionnelle volontaire et il n’est pas envisageable de suspendre quelqu’un”, a ajouté Denis Favier, “je ne laisserai personne au bord du chemin”.

La patron des gendarmes a également indiqué que des images de la manifestation prises par des escadrons avaient “été versées au dossier judiciaire” qui seront exploitées “le moment venu”. Ces images “intéressantes” montrent “le niveau d’intensité” selon lui des violences contre les gendarmes et permettront “sans doute de rétablir un peu l’équilibre”.

“Mon rôle est de soutenir mes hommes et je les soutiendrai”

Après avoir évoqué “un concours de circonstances tout à fait défavorables”, pour tenter d’expliquer comment une grenade utilisée par ses troupes avait pu provoquer la mort d’un manifestant, le patron des gendarmes a assuré avoir rencontré un escadron “meurtri” et “conscient” du drame. “Mon rôle est de soutenir mes hommes et je les soutiendrai (…), ce soutien ne fait pas obstacle à un devoir de transparence de vérité et de sincérité”, a-t-il assuré. “Nous avons tous besoin de savoir ce qui s’est passé”, a dit Denis Favier, rappelant que la grenade offensive au cœur de l’enquête n’était “pas une arme qui tue”.

“Nous avons tous besoin de savoir ce qui s’est passé”, a dit Denis Favier. Le parquet de Toulouse a ouvert mercredi une information judiciaire pour “violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner”. L’emploi des grenades offensives utilisées par les forces de l’ordre a été suspendu mardi par le ministre de l’Intérieur à la suite de la mort de Rémi Fraisse.

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2 Commentaires

  1. wionet

    Etant un ancien gendarme mobile, je peux témoigner. Ainsi lorsqu’un escadron est engagé contre des manifestants, ce n’est pas pour tuer les personnes mais pour les contenir a distance.

  2. Yodi

    un vrai Chef, tout simplement, s’est exprimé hier soir.

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