mardi 24 novembre 2020
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Six personnes étaient toujours en garde à vue mardi matin dans le cadre d'une enquête sur le blocage de l'A1 fin août près de Roye par des gens du voyage.

Barrage de gens du voyage sur l’A1 en août : 12 comparutions en justice le 12 janvier

Douze personnes de la communauté des gens du voyage soupçonnées d’avoir bloqué l’autoroute A1 fin août près de Roye comparaîtront en correctionnelle le 12 janvier pour “entrave à la circulation de véhicules” notamment, a-t-on appris auprès du parquet.

Sur les 13 personnes placées en garde à vue depuis lundi ou convoquée pour deux d’entre elles en audition libre par la gendarmerie, six personnes ont été déférées devant le parquet d’Amiens, “en vue d’une convocation devant le tribunal correctionnel d’Amiens le 12 janvier 2016”, a indiqué cette source.  Ces six-là devaient en outre comparaître d’ici mardi soir devant un juge des libertés et de la détention, le parquet ayant requis leur “placement sous contrôle judiciaire”, selon la même source.

Six autres membres de la communauté ont été relâchés avec une convocation devant le tribunal correctionnel d’Amiens, le 12 janvier 2016 également. Dans leur cas, la convocation a été faite par un officier de police judiciaire.

Enfin, une personne a été mise hors de cause.

Les treize personnes, faisant “partie de la communauté du voyage” selon une source proche de l’enquête, étaient entendues depuis lundi matin dans le cadre d’une enquête préliminaire pour “vol en réunion”, “entrave à la circulation de véhicules” et “dégradation par incendie”. Ces auditions, dont 11 se déroulaient sous le régime de la garde à vue, ont eu lieu dans des gendarmeries de la Somme, de l’Aisne et de Seine-et-Marne.

Dans la soirée du vendredi 28 août au samedi 29, week-end de retour de vacances, l’autoroute A1, l’une des plus fréquentées d’Europe, avait été bloquée dans les deux sens, contraignant les autorités à fermer cet axe à la circulation. Les gens du voyage avaient érigé des barrages au niveau du péage de Roye, en brûlant sur la chaussée et à proximité des pneus et des palettes, avant d’alimenter le feu avec des poubelles ou des arbres qu’ils avaient tronçonnés. L’autoroute n’avait été rouverte à la circulation sur la totalité du parcours que le samedi en fin de journée, près de 24 heures après le début des incidents.

Les gens du voyage avaient décidé cette action spectaculaire quatre jours après une fusillade ayant fait quatre morts, dont un gendarme, dans un campement voisin. Ils voulaient contraindre les autorités à accepter que le fils d’une des victimes, alors incarcéré à la maison d’arrêt d’Amiens pour trafic de voitures, puisse assister aux funérailles de son père. La justice avait finalement autorisé cette présence aux obsèques.

La Sanef, Société des autoroutes du Nord et de l’Est de la France gestionnaire de l’A1, avait estimé à 500.000 euros les dégâts causés. Le blocage de l’A1 par ces manifestants avaient suscité de vives réactions de la droite et du Front national, qui avaient reproché aux pouvoirs publics de n’avoir pas fait appel sans délai aux forces de l’ordre pour évacuer les protestataires.

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