mercredi 3 juin 2020
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Un site d'orpaillage illégal en Guyane (Crédit photo: DR).

Baisse sensible de l’orpaillage illégal en Guyane

Les opérations récentes menées par les militaires et les gendarmes contre l’orpaillage illégal en Guyane ont provoqué une baisse sensible de cette activité, a annoncé jeudi à Paris le colonel Gilles Jaron de l’état-major des armées.

Ces opérations ont permis au cours des six derniers mois de constater une baisse de 20 % des sites d’orpaillages illégaux et de 30 % du nombre des orpailleurs, a précisé le colonel Jaron lors du point de presse hebdomadaire du ministère de la Défense.

Lancé en février 2008, le plan « Harpie » associe militaires des Forces armées en Guyane (FAG, armées de terre et de l’air, marine), gendarmes, policiers, douaniers et agents de l’Office national des forêts (ONF). Ce plan, décliné chaque année dans des opérations de grande ampleur, vise à neutraliser les flux logistiques des orpailleurs vers leurs camps clandestins en forêt et à  détruire matériels et installations.

Selon le colonel Jaron, une opération récente dénommée « Korbo II » a été menée par 320 militaires des FAG et 120 gendarmes au cours des quatre premiers mois de 2016.  Ils ont  ainsi pu contrôler en permanence la circulation sur les fleuves, axes des flux logistiques des orpailleurs illégaux et mener une quarantaine d’opérations aériennes pour démanteler des camps clandestins.

L’orpaillage illégal constitue un fléau pour la Guyane depuis des années par des milliers de chercheurs d’or clandestins, venus du Brésil et du Surinam voisins. Ils saccagent l’une des forêts tropicales uniques au monde et le mercure, utilisé pour agglomérer les petites particules d’or, contamine les populations amérindiennes et leur environnement.

Le 21 avril 2016, un convoi de huit pirogues pilotées par des gendarmes et des militaires a été la cible d’une embuscade de trois pirogues avec à leur bord des individus “en majorité cagoulés”, sur le territoire de la commune de Maripasoula (sud-ouest guyanais) à la frontière du Suriname.

Le convoi attaqué ramenait à Maripasoula six pirogues saisies les jours précédents dans le cadre de la lutte contre l’activité aurifère illicite. Le convoi était composé de 14 militaires et 5 gendarmes.

Trois pirogues d’une vingtaine d’assaillants en majorité masqués les attendaient à l’endroit où la rivière Inini rencontre le Maroni, fleuve frontière avec le Suriname. Les assaillants laissaient alors passer le convoi avant de le rattraper sur le fleuve. L’une des pirogues conduites par un militaire était éperonnée, le piroguier militaire se retrouvant coincé et frappé à l’aide de bâtons de bois et de bouteilles.

Les deux militaires de la pirogue éperonnée ont alors tiré en direction des assaillants dont deux des assaillants auraient alors été blessés par balles.

Pour consulter l’infographie sur l’orpaillage illégal en Guyane, cliquez ici. 

(Crédit “Etat-Major des Armées”)

Légende-photo : Dégâts causés à la forêt guyanaise et à ses cours d’eau par l’utilisation de produits toxiques pour l’amalgame de l’or avec le mercure.

(Crédit photo Essor décembre 2011).

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