jeudi 1 octobre 2020
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Bac philo : la Gendarmerie saisie de plusieurs soupçons de fuite

Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé avoir saisi la Gendarmerie nationale de plusieurs soupçons de fuites sur Twitter concernant des sujets de l’épreuve de philosophie du baccalauréat qui a eu lieu lundi matin. Ces soupçons visaient d’éventuelles fuites dimanche soir, avant l’examen, mais aussi des fuites après le début de l’épreuve lundi matin, avant que les sujets ne soient rendus publics.

“Il semblerait que ce soit totalement inexact” qu’il y ait eu des fuite des sujets de la filière économique et sociale (ES) dimanche soir, a indiqué le ministre de l’Éducation nationale, Benoît Hamon, lors d’un point de presse de dernière minute, selon des informations qui lui ont été transmises par la Gendarmerie.

“La situation est parfaitement maîtrisée”

“Il a pu y avoir après la divulgation (lundi) après 8H00 de la part d’un ou deux comptes Twitter” de sujets. Habituellement, les sujets ne sont rendus publics qu’une heure après le début de l’épreuve, tant que peuvent être acceptés des candidats retardataires. Le délai a été rallongé pour l’édition 2014 compte tenu de la grève SNCF. La situation est “parfaitement maîtrisée”, selon le ministre.

“Un site internet e-orientations.com a mis en ligne les sujets de philo juste après 8H00 mais le ministère les leur a fait retirer immédiatement, sur leur page et leur tweet. Par ailleurs, on a repéré un compte @_Blandus qui donnait les sujets”, a expliqué la rue de Grenelle. Ces deux cas ont été signalés à la brigade de la gendarmerie nationale chargée de la lutte contre la cybercriminalité.

9.000 euros d’amende et jusqu’à trois ans d’emprisonnement…

La publication sur e-orientations a “eu lieu après l’arrivée des candidats” dans les salles d’examen, selon le ministère, qui précise que “lundi matin, le taux de retard des candidats a été extrêmement faible, bien inférieur aux autres années”, et que les lycéens étaient donc déjà en train de composer.  Benoît Hamon avait auparavant rappelé que les sanctions encourues pour la divulgation d’un sujet du baccalauréat “sont très dures, 9.000 euros d’amende et jusqu’à trois ans d’emprisonnement”, à la sortie d’une réunion préparatoire à la Conférence sociale à Matignon.

“Il n’y a pas de plainte à ce stade, un responsable de l’Inspection générale de l’Éducation nationale doit porter plainte cet après-midi auprès de la Gendarmerie afin d’approfondir la veille sur les réseaux sociaux”, selon une source proche du dossier.

Le ministère n’envisage pas une annulation de l’épreuve de philo.

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