samedi 31 octobre 2020
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François Hollande a promis mardi de mettre en oeuvre "tous les moyens de l'Etat" pour lutter contre les violences, après des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre à Amiens, estimant que la sécurité est une "obligation" pour les pouvoirs publics.

Pierrefeu-du-Var : “tous les moyens” de l’Etat mobilisés contre les violences annonce Hollande

François Hollande a promis mardi de mettre en oeuvre “tous les moyens de l’Etat” pour lutter contre les violences, après des affrontements entre jeunes et forces de l’ordre à Amiens, estimant que la sécurité est une “obligation” pour les pouvoirs publics.

En visite dans une brigade de gendarmerie à Pierrefeu-du-Var (Var) qui a perdu deux gendarmes en juin dernier, des femmes tuées par balles, M. Hollande a déclaré que la sécurité était “non seulement une priorité mais une obligation” pour l’Etat. Cette lutte contre l’insécurité, les pouvoirs publics la mènent notamment grâce “aux forces de sécurité, qui sont les premières touchées” par les violences, a dit François Hollande. “Je pense à ce qui s’est passé ici dans le Var, à ce qui s’est passé il y a quelques jours à Aix – deux policiers agressés – et je pense à ce qui s’est passé cette nuit à Amiens, où plusieurs policiers” ont été blessés, a ajouté le chef de l’Etat.

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, va se rendre immédiatement à Amiens pour dire que “l’Etat mobilisera tous ses moyens pour lutter contre toutes ces violences”, a annoncé François Hollande. Le président a également rappelé que le prochain budget inscrirait “des moyens supplémentaires pour la gendarmerie et la police”, soulignant que “des effectifs seront crées alors que pendant trop d’années il y a eu des baisses d’effectifs qui ont été hélas constatées”.

Le déplacement de François Hollande à Pierrefeu-du-Var, le premier consacré aux questions de sécurité, coïncide avec des affrontements violents entre jeunes et forces de l’ordre, survenus dans la nuit de lundi à mardi à Amiens, avec 16 policiers blessés et de nombreux dégâts.

Le point de vue de l’Essor

“Le Président François HOLLANDE, accompagné, notamment, du ministre de l’Intérieur  Manuel VALLS, et du général Jacques MIGNAUX, directeur général de la gendarmerie s’est rendu le 14 août 2012 à la brigade de Pierrefeu-du-Var et a rendu hommage aux femmes  gendarmes Alicia CHAMPLON et Audrey BERTAUT tuées en service, le 17 juin dernier, à Collobrières.

Après s’être étonné qu’un condamné qui vient de purger  sa peine puisse ne pas avoir de suivi ni de contrôle, le Président a annoncé que des effectifs supplémentaires seraient inscrits dans le budget 2013. Nous espérons à l’ESSOR que cette promesse se concrétise enfin car ainsi que l’a souligné le Président il y a eu pendant trop d’années des baisses d’effectifs  dans la Gendarmerie.”

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Un commentaire

  1. courrier spéciale sur les émeutes qui a eu sur Amiens, et sur une justice fainéante.

    Très grosse tension à l’arrivée de Valls à Amiens sous les huées de quelques personnes et dans la bousculade.

    Au lendemain d’une nuit d’émeutes dans le quartier nord d’Amiens, le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, s’est rendu sur place mardi 14 août pour tenter d’apaiser la situation dans la ville. Mais son arrivée à la mairie de quartier d’Amiens Nord a été marquée par des huées.

    Après avoir été apostrophé par plusieurs riverains, le ministre de l’intérieur a estimé lors d’une conférence de presse que « rien ne peut excuser qu’on tire sur des forces de l’ordre et qu’on brûle des équipements publics. (…) La loi, l’ordre républicain et la justice doivent retrouver toute leur place, ici, à Amiens ». Les affrontements qui ont opposé une centaine de jeunes et les forces de l’ordre dans les quartiers d’Amiens Nord ont fait seize blessés parmi les forces de l’ordre et ont causé d’importants dégâts.

    Manuel Valls a cependant essayé de ne pas attiser la colère des habitants du quartier, et a expliqué qu’il n’était « pas venu pour qu’on passe au Kärcher ce quartier », en référence à la célèbre tirade de Nicolas Sarkozy. « Je ne suis pas venu pour mettre en cause une communauté, des jeunes dans leur ensemble, je suis venu dire qu’ici (…) la loi et la justice doivent passer. Il ne peut pas y avoir dans notre pays une autre réponse », a conclu le ministre de l’intérieur.

    Plus tôt dans la journée, François Hollande avait déjà condamné ces émeutes urbaines. En visite dans la brigade de gendarmerie de Pierrefeau-du-Var, le président de la République a promis de mettre en œuvre « tous les moyens de l’État » pour lutter contre les violences, affirmant que la sécurité était une « obligation » pour les pouvoirs publics.

    Pour information, quand la gendarmerie va dans les citées « dites sensibles » , nos gendarmes ne se font pas agresser, faut il revoir la politique de la police nationale je le pense franchement, vu que les gendarmes sont les seuls à savoir faire preuve de sang froid.

    Ma réactions sur ces émeutes sont claires, seule la gendarmerie est à même de régler une situation qui dégénère, à cause de 3 ou 4 ripoux dans la police, remettons la police aux PV et mettons les gendarmes sur le terrain et le changement sera immédiatement visible.

    Comment peut-on accepter que, sur le territoire de la République, l’autorité de l’État soit à ce point bafouée.

    Un délinquant est un délinquant et doit être traité comme tel. Pour cela il faut renforcer les effectifs de la gendarmerie qui ont perdu 15 000 postes en 5 ans. Il faut ouvrir 20 000 places de prison dans les casernes désaffectées pour que chaque délit soit sanctionné par une peine de prison, même courte. »

    LAXISME JUDICIAIRE ET IMPUNITÉ

    les premières semaines du nouveau gouvernement, avec ce laxisme judiciaire annoncé (…) provoquent les flambées de violence que l’on a et un déchaînement. Les délinquants ont reçu le bon signal qu’il fallait en sachant qu’ils étaient dans l’impunité (…) Les délinquants savent qu’aujourd’hui avec la gauche, on ne risque pas grand-chose et que les mesures judiciaires de la rentrée vont remettre tous les petits voyous dehors ».

    Je dénonce également la dégradation des conditions de travail des gendarmes et policiers municipaux depuis des années et avec un climat délétère qui commence à régner en France où la contestation violente de toute interpellation semble devenir la règle. La peur a-t-elle changé de camp ! »

     

    DUPUIS JEAN-NOEL.

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