mercredi 21 octobre 2020
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Affaire Kulik : sept personnes en garde à vue

L’affaire Elodie Kulik, une directrice d’agence bancaire violée et tuée en 2002 dans la Somme, pourrait connaître un nouveau tournant à l’issue de la garde à vue de sept hommes interpellés mercredi dans l’Aisne.

Arrêtés au matin, ceux-ci font partie de l’entourage du principal auteur présumé, identifié dix ans après le drame alors qu’il est décédé quelques mois seulement après la mort d’Elodie Kulik, a indiqué le parquet d’Amiens.

La justice multiplie ainsi les auditions depuis qu’il y a un an jour pour jour, l’enquête avait connu un rebondissement spectaculaire avec l’identification de cette personne, rendue possible par une nouvelle technique de reconnaissance ADN, utilisée pour la première fois en France. Interrogés dans l’enceinte de la gendarmerie d’Amiens, les sept hommes, âgés de 28 à 45 ans, pourraient voir leur garde à vue de 24 heures être éventuellement prolongée.

Le parquet veut savoir s’ils “ont des éléments à apporter” dans l’enquête. “S’ils sont là, ce n’est pas par hasard, mais l’état des investigations nécessite qu’il y ait des vérifications de faites”, a indiqué de son côté une source proche du dossier, interrogée sur la possible présence, parmi les personnes interpellées, de suspects.

Des milliers d’expertises ADN

Mi-décembre, l’ancienne compagne du principal suspect, dont l’ADN avait été retrouvé sur la scène de crime, avait été placée en garde à vue puis laissée libre, la présence de l’ADN n’étant pas jugée suffisante pour la retenir. Elle avait contesté toute implication dans l’affaire. Auparavant, dès le 12 avril, quatre hommes avaient été entendus en qualité de témoins puis remis en liberté. Deux d’entre eux étaient également originaires de l’Aisne, département d’où était originaire le principale suspect et où il a été inhumé, et deux autres venaient des Bouches-du-Rhône. Ces hommes, déjà, faisaient partie de l’entourage du défunt. Des auditions de témoins avaient eu lieu dès janvier 2012.

Elodie Kulik, 24 ans, avait été violée puis étouffée en janvier 2002. Son corps avait été retrouvé en partie calciné dans un champ à Tertry (Somme). Un préservatif et un mégot avaient été retrouvés près du corps de la victime, permettant le relevé de deux empreintes ADN. Malgré plusieurs milliers d’expertises ADN, les enquêteurs n’avaient à l’époque pas réussi à identifier un suspect.

Fin janvier 2012, le principal suspect, mort dans un accident de voiture quelques mois après le meurtre, a été définitivement identifié après l’exhumation de sa dépouille, grâce à une méthode utilisée pour la première fois en France, par recoupement d’ADN. Les enquêteurs ont par ce biais pu faire un rapprochement entre son ADN et celui d’un autre homme, le père du suspect, qui se trouvait alors en prison pour une affaire d’agression sexuelle. Les enquêteurs avaient procédé à ce rapprochement avec un ADN comportant des caractéristiques communes, par l’intermédiaire du fichier national des empreintes génétiques (FNAEG), qui contient actuellement 1,76 millions de profils.

Avant d’être tuée, la jeune femme avait eu le temps d’appeler avec son téléphone portable les sapeurs-pompiers, qui avaient distingué derrière la voix de la victime au moins deux voix d’hommes avec un fort accent picard.

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