mardi , 15 juin 2021

Deux frères d'Adama Traoré ont été condamnés pour des violences contre les forces de l'ordre (Photo d'illustration - SD/L'Essor)
Deux frères d'Adama Traoré ont été condamnés pour des violences contre les forces de l'ordre (Photo d'illustration - SD/L'Essor)

Affaire Adama Traoré : une reconstitution dans la caserne de Persan

Il y aura une reconstitution du décès d’Adama Traoré, mort le 19 juillet 2016, dans la cour de la caserne de gendarmerie de Persan (Oise), révèle Le Parisien. L’acte a été demandé par la famille du défunt, qui fêtait son 24e anniversaire, poursuit le quotidien. Ce jour-là, il venait d’être arrêté par les gendarmes lors d’une opération qui visait son frère Bagui, suspecté d’extorsion de fonds.


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Une instruction judiciaire a été ouverte pour “recherche des causes de la mort”, “violences par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner” et “non assistance à personne en péril”. Les trois gendarmes impliqués sont pour le moment dégagés de toute responsabilité – ils n’ont été ni mis en examen ni entendus sous le statut de témoin assisté.

Selon Le Parisien, la justice attend également le dépôt d’une expertise médicale de synthèse, demandée en janvier 2018 et confiée à quatre médecins. Un acte très attendu par les différentes parties : la famille d’Adama Traoré estime que ce dernier est mort des suites d’un placage ventral, la technique employée par les gendarmes pour le maîtriser, tandis que les médecins reliaient eux l’asphyxie à des fragilités de santé antérieures déclenchées à l’occasion d’un épisode d’effort et de stress.

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Le quotidien régional francilien précise que la demande de reconstitution fait suite à des divergences apparues entre les déclarations des pompiers sur la position dans laquelle se trouvait le jeune homme à leur arrivée. Un sapeur-pompier volontaire, interrogé par l’Inspection générale de la gendarmerie nationale, avait indiqué qu’Adama Traoré se trouvait sur le ventre, face contre terre.

Me Caty Richard. Crédit photo: DR.
Me Caty Richard. Crédit photo: DR.

La mort d’Adama Traoré devenue un symbole des violences policières. Et pour ses proches, son décès est devenu un exemple de la stigmatisation des jeunes hommes des quartiers populaires. L’affaire est également marquée par la défiance vis-à-vis des autorités, alimentée par les circonstances de la mort et l’annonce tardive du décès. Dans une interview à L’Essor, l’avocate des trois gendarmes indiquait sa confiance dans un futur non-lieu dans ce dossier. “Mes clients n’ont commis aucun geste de violence face à un individu qui s’est soustrait à trois reprises à l’interpellation, dont deux fois avec violence”, expliquait-elle.

Lire aussi sur L’Essor : Affaire Adama Traoré : vers un non-lieu pour les gendarmes ? (interview)

One comment

  1. combien de temps va durer cette affaire. Quand c’est un gendarme qui se fait tuer il n’y a aucune reconstitution. mais voilà, c’est un “pauvre petit malheureux” victime de discrimination. La famille cherche surtout à récupérer du fric pour entretenir la tribu la France est tombée bien bas. Il est vrai que lorsqu’un candidat à l’élection présidentielle se permet de SALIR les troupes qui ont combattu en Algérie. Quel respect peuvent avoir “CES CHANCES POUR LA FRANCE” envers notre pays? Mon mari a combattu en Algérie et n’a jamais oublié ses camarades massacrés là bas

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