vendredi 30 octobre 2020
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Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : six gendarmes légèrement blessés

De nouveaux heurts ont opposé mercredi matin les gendarmes et les opposants anti-aéroport sur la commune de Notre-Dame-des-Landes où est prévu un projet contesté de transfert de l’aéroport de Nantes. En milieu de matinée, la préfecture de Loire-Atlantique indiquait que trois opposants avaient été interpellés et six gendarmes légèrement blessés. De leur côté, les opposants signalaient l’usage de grenades assourdissantes.140 gendarmes ont été envoyés pour tenter de rétablir la circulation sur une route départementale passant en plein centre de la zone du projet et barrée selon la préfecture “depuis plusieurs jours” par sept barrages des opposants.

“Alors qu’ils intervenaient pour sécuriser l’intervention de déblaiement des services départementaux, les gendarmes ont été agressés par une quarantaine d’opposants avec notamment des bouteilles incendiaires, des frondes et des projectiles métalliques”, selon la préfecture. En milieu de matinée, cinq des sept barrages avaient été dégagés, 70 gendarmes supplémentaires avaient été envoyés en renfort. Les expulsions de tous les occupants – et opposants au projet – “sans droits ni titres”, pour la plupart proches des mouvements anti-capitalistes, qui occupent depuis deux ou trois ans pour les plus anciens, des fermes désaffectées ou des cabanes qu’ils avaient construites, ont débuté le 9 octobre, et plus massivement, depuis le 16 octobre.

Un pic d’intensité dans les affrontements entre les forces de l’ordre et une centaine d’ex-“squatters” qui n’ont pas quitté les lieux, a été atteint le 30 octobre. Une manifestation de “réoccupation” est programmée le 17 novembre, sur les lieux, avec notamment la participation d’Europe Ecologie-Les Verts. Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dont la concession a été attribuée au groupe Vinci, a vocation à remplacer l’actuel aéroport de Nantes en 2017. Il est défendu par l’UMP et le PS majoritaire dans les collectivités
locales concernées.S’y opposent, outre des agriculteurs et propriétaires qui refusent leur expropriation, des jeunes occupants anti-capitalistes, EELV, le Modem ou le Parti de gauche.

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