vendredi 23 octobre 2020
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Justice (Photo Matthieu GUYOT/Essor)
(Photo/MG/Essor).

Accident mortel : un gendarme condamné à 18 mois de prison avec sursis

Le tribunal correctionnel de Tours a condamné jeudi à une peine de 18 mois de prison avec sursis un gendarme qui avait fauché en 2011 un groupe d’enfants, tuant une fillette de onze ans, après avoir perdu la maîtrise de sa camionnette, à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire, banlieue de Tours). Grégory Potiron a été condamné pour délit d’homicide involontaire et blessures involontaires et de conduite d’un véhicule à une vitesse excessive eu égard aux circonstances.

Le tribunal a retenu des faits d'”imprudence et de maladresse”. Il a aussi prononcé l’annulation du permis de conduire avec l’interdiction de le passer avant trois mois. Le gendarme devra à titre personnel payer 28.500 d’euros de frais de procédure des parties civiles.

A l’audience en décembre dernier, le procureur avait requis deux ans de prison avec sursis ainsi que l’annulation du permis de conduire, avec interdiction de le repasser pendant un an. Le tribunal a regretté l’absence du gendarme à l’audience pour le prononcé du jugement. Le 2 octobre seront jugés les intérêts civils, c’est à dire l’évaluation des préjudices des victimes et de leurs parents. C’est l’État, employeur de M. Potiron au moment des faits, qui prendra en charge les dommages et intérêts.

Me Nathalie Valade, avocate du gendarme, a dit  rester “persuadée que M. Potiron n’a pas commis de faute de nature pénale dans ce dossier”, mais elle n’a pas indiqué si elle entendait faire appel du jugement. De son côté, la mère de la fillette décédée, Delphine Moreno, a déclaré  être “soulagée” que le gendarme soit condamné. “J’espère qu’il aura la décence de ne pas faire appel”, a-t-elle ajouté. “Mon mari et moi sommes détruits”, a-t-elle dit.

Le 30 mai 2011, le gendarme avait renversé un groupe d’enfants, tuant une fillette, après avoir perdu la maîtrise de sa camionnette. Deux autres enfants avaient été grièvement blessés. L’un éprouve encore des difficultés à marcher et l’autre est en fauteuil roulant.

A l’audience, en décembre, M. Potiron avait reconnu être sous anxiolytiques lors de l’accident, ce qu’il n’avait pas dit aux enquêteurs au moment des faits. Il avait également admis avoir commis une erreur d’appréciation du virage mais nié avoir roulé à une vitesse excessive, estimée par les expertises à 72 km/h et par lui à 35 km/h.

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