jeudi 18 juillet 2019
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Des gendarmes mobiles à l'entraînement au CNEFGM de Saint-Astier (Photo DC).
Des gendarmes mobiles à l'entraînement au CNEFGM de Saint-Astier (Photo/DC/L'Essor).

Meuse : deux gendarmes blessés lors d’un affrontement avec des manifestants anti déchets nucléaires

Des gendarmes mobiles à l'entraînement à Saint-Astier (Photo D.C/L'Essor).
Des gendarmes mobiles à l’entraînement à Saint-Astier (Photo D.C/L’Essor).

Deux gendarmes mobiles ont été blessés ce mardi à Bure (Meuse) d’un affrontement avec des opposants contre le projet Cigéo d’enfouissement de déchets nucléaires. La préfecture de la Meuse,  a précisé que les deux militaires ont été blessés par un “engin artisanal lancé par les opposants”. L’un des gendarmes mobile souffre d’un “trauma sonore” et a été évacué  en fin d’après-midi.

La gendarmerie ayant fait usage d’un canon à eau, de grenades assourdissantes et de gaz lacrymogène contre une partie des 300 à 1.000 protestataires, a-t-on appris de sources concordantes.

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Nous avons de nombreux blessés, à cause des grenades assourdissantes et des grenades de désencerclement”, a affirmé à l’AFP un des militants s’exprimant au nom du collectif des opposants à Cigéo, et qui se fait appeler “Michel”. Ce porte-parole n’était pas en mesure, dans un premier temps, de
préciser le nombre de blessés ni la gravité de leur état. Selon lui, un millier de personnes au total avaient pris part à la manifestation.

  La préfecture a dénombré 300 manifestants, dont la majorité était “casquée, cagoulée, vêtue de noir et armée de pierres, bâtons, boucliers…”.
Toujours selon la préfecture, les opposants ont jeté des pierres sur des gendarmes “pré-positionnés à titre préventif”, puis un peu plus loin leur ont jeté des cocktails Molotov.

On ne souhaitait pas l’affrontement, mais il y a eu effectivement des affrontements avec la gendarmerie, parce qu’elle nous a empêché de manifester où on le souhaitait”, a souligné “Michel”.

Le silence de Nicolas Hulot, autrefois hostile au projet

“C’est une répression très violente, mais on continuera le combat, c’est pas ça qui va nous démobiliser”, a-t-il ajouté. Un autre porte-parole, qui se fait appeler “John”, a précisé qu’une partie des manifestants portait effectivement des masques par “sécurité”, car selon lui ils sont “régulièrement convoqués au commissariat” pour répondre de leur activité militante à Bure.
 “Est-ce à coups de canons à eau que l’Andra compte noyer les risques d’incendie et d’explosion souterrains?”, ont ironisé les opposants dans un communiqué diffusé après les échauffourées.
Le projet Cigéo, objet d’une guérilla juridique entre l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) et ses opposants, vise à enfouir à 500 mètres sous terre les déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français.
Les opposants ont marqué un point début août, lorsque l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a émis des “réserves” face à ce projet, notamment des “incertitudes” concernant le comportement de déchets hautement inflammables en cas d’élévation de température.
En juillet, l’Andra avait annoncé que la construction de Cigéo ne débuterait pas avant 2022. Son directeur général, Pierre-Marie Abadie, s’était inquiété de “la contestation sur le terrain” qui selon lui s’est renforcée depuis l’été 2016 et qui est source de “tension” avec les habitants.
Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, n’a pas pris position sur Cigéo depuis son entrée au gouvernement, se bornant à  qu’il souhaitait “étudier davantage” ce projet. Mais les opposants ont récemment exhumé une photo, qui remonterait à octobre 2016, et sur laquelle on voit M. Hulot – qui n’était pas encore ministre – tenir une pancarte proclamant “Cigéo Bure, je dis non!”.
“Ce n’est pas à nous d’envoyer un message à @N_Hulot mais à lui de se  souvenir de ses positions passées”, ont twitté les opposants au projet.
Avec AFP

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