lundi 28 septembre 2020
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Démonstration de trois systèmes anti-drones à Villacoublay

Détection, identification, neutralisation : trois systèmes anti-drones ont été présentés en conditions réelles vendredi sur la base aérienne de Velizy-Villacoublay.

Ces systèmes visent à protéger les zones sensibles des drones malveillants ou égarés.

Les trois systèmes présentés, appelés Angelas, Boréades et Spid, ont été sélectionnés parmi 24 projets au terme d’un appel d’offres rapide de trois mois lancé par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDNS, service du Premier ministre) sous le contrôle de l’Agence nationle de la recherche (ANR).

Ces trois projets sont portés par des groupements d’industriels, de laboratoires publics et privés. Les budgets Recherche et développement de ces trois projets ont été financés en partie – à hauteur d’1,5 million d’euros – par le SGDSN, le reste étant pris en charge par les trois consortiums sélectionnés.

Des procédés à la pointe de l’innovation

Détection, identification, neutralisation, ces trois projets mettent en œuvre des systèmes anti-drones et non des drones anti-drones.

La détection s’effectue ainsi à l’aide de radars actifs, de capteurs radio (radio-goniométrie), de caméras, de systèmes acoustiques et de lasers.

L’identification est réalisée à l’aide de caméras haute résolution, infrarouge (vision de nuit), de radars permettant de distinguer un oiseau d’un drone, et de lasers.

Enfin, la neutralisation est mise en œuvre au moyen du brouillage de la vidéo ou des commandes du drone, l’éblouissement par laser de la caméra vidéo du drone, le brouillage GPS. Les trois systèmes permettent de prendre le contrôle à distance du drone et de le faire se poser sans risques collatéraux.

Protection de sites sensibles

Tour Eiffel, Elysée, ambassade américaine, centrales nucléaires, sites militaires : durant l’automne et l’hiver 2014-2015, des drones avaient survolé en toute impunité une soixantaine de lieux sensibles en France ou des Opérateurs d’importance vitale (OIV) sans que leurs pilotes ne soient identifiés.

Les solutions présentées se veulent une réponse adaptée à la protection d’installations (centrales nucléaires, bâtiments officiels, approche des aéroports). L’un des systèmes Boréades a été utilisé pour protéger plusieurs stades lors de l’Euro 2016 de football.

On compte 400.000 drones civils en France dont 4.000 professionnels. Face à la croissance exponentielle du nombre des drones civils, la législation a été durcie par la loi du 24 octobre 2016. Toutefois, le cadre juridique de la neutralisation des drones, lui, n’est pas encore fixé.

A terme, ces systèmes pourront être mis en œuvre par les gendarmes, notamment ceux du GIGN, des PSPG (chargés de la protection des 19 sites nucléaires civils) et de la Gendarmerie des transports aériens (GTA).

Nathalie DELEAU

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Un commentaire

  1. MARTIN

    Je souhaite que tout soit mis en oeuvre pour mettre fin aux agissements des criminels et de ceux qui en sont potentiellement désireux de le devenir.

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